(LVDE) – Le Forum économique L’Économie Business Summit s’est tenu à Paris, rassemblant hommes d’affaires, investisseurs et acteurs économiques. L’événement a permis d’aborder les défis et opportunités d’investissement en Afrique centrale, avec des intervenants de renom partageant leurs perspectives.
Le 8 juillet 2025, les lampions se sont éteints sur la 3e édition de L’Économie Business Summit à Paris, un événement majeur qui a rassemblé des acteurs clés du monde économique. Ce forum, animé par des discours inspirants, a mis en lumière les défis et les opportunités d’investissement dans la région d’Afrique centrale. Thierry Ekouti, président du comité d’organisation, a souligné que cet événement visait à créer un espace de dialogue pour aborder les solutions aux problèmes rencontrés dans le domaine de l’investissement.
Parmi les intervenants figuraient des personnalités influentes telles que François Brottes, ancien président de l’Assemblée nationale française, et Mathieu Ebanda Enyegue, financier camerounais. François Brottes a insisté sur la nécessité pour les États de se concentrer sur l’agro-industrie et l’innovation, tandis que Mathieu Ebanda Enyegue a plaidé pour des politiques favorables à l’investissement afin d’attirer des capitaux étrangers.
La communication inaugurale de Joël Daniel Monefong a également été un moment marquant, soulignant les initiatives innovantes et les partenariats stratégiques susceptibles d’améliorer la compétitivité au sein de la Cemac. Les discussions ont ensuite porté sur des sujets cruciaux tels que la gouvernance, le climat des affaires et le cadre réglementaire, des éléments déterminants pour l’attractivité des investissements. Ces facteurs influencent directement la mise en œuvre de politiques publiques efficaces et contribuent à créer un environnement d’incertitude pour les entreprises.
Au cours de la journée, un premier workshop a été consacré aux « Perspectives macroéconomiques d’Afrique Centrale : Gouvernance, climat des affaires et cadre réglementaire », modéré par Viviane Bondoma, économiste du développement. Franky Bunang, Directeur Général Adjoint de Harvest Asset Management, a souligné que la transparence budgétaire est essentielle pour rassurer les investisseurs. Il a également plaidé pour la simplification des procédures administratives et financières pour rendre le marché plus attractif.
Amélie Cabrera, directrice du réseau Entreprises & Développement IECD, a insisté sur l’importance de l’éducation financière pour les PME, souvent en manque de culture financière. Selon elle, l’accès à l’information constitue un défi majeur pour ces entreprises en Afrique centrale. Hervé Lokakawu a évoqué la nécessité d’une « lisibilité du cadre réglementaire » pour permettre aux startups de mieux se développer, tandis que Darina Simen a proposé la création d’une agence de notation financière locale pour renforcer la crédibilité du marché.
Richard Evina Obam, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDEC) du Cameroun, a partagé l’importance de la CDEC dans le développement économique de la région. Il a mis en avant son rôle en tant qu’investisseur à long terme, mobilisant des ressources pour soutenir des projets d’infrastructures et de développement d’entreprises.
Au cours de ce sommet, les experts ont exploré les secteurs porteurs et les niches d’investissement en Afrique centrale. L’agro-industrie a été identifiée comme un domaine prometteur, en raison de l’augmentation de la demande alimentaire et des innovations technologiques. Le secteur de la santé a également été abordé, avec des appels à améliorer l’accès aux soins et à renforcer les infrastructures sanitaires, soutenus par des experts comme Manon Aminatou.
Le panel sur le financement du développement a permis d’explorer les leviers pour les investisseurs. Animé par Luc Olivier Yebga, il a permis de discuter de l’arsenal règlementaire en zone Cemac, jugé favorable pour investir en Afrique centrale. Patrick Fomethe a rassuré les participants sur le fait qu’investir dans cette région ne représente plus un risque, tandis que Wassilati Mbae a proposé une collaboration entre acteurs du marché pour lever les obstacles.
Les espoirs et ambitions exprimés lors de cette rencontre, organisée par L’Économie Media Group, ont été palpables. Les intervenants ont unanimement reconnu le potentiel inexploité de l’Afrique centrale en matière de ressources naturelles et de marché émergent. Pour capitaliser sur ces opportunités, il est urgent d’adopter une approche innovante en matière d’investissement, en favorisant des partenariats public-privé et en intégrant de nouvelles technologies. Les participants se sont donnés rendez-vous en 2026 pour la prochaine édition, toujours à Paris, afin de poursuivre ces échanges et d’avancer vers un avenir prometteur pour l’Afrique centrale.
Raphael Mforlem



