(LVDE) – Ce chiffre a été révélé le 7 août 2025 à Mbankomo, localité de la région du Centre, située à une vingtaine de kilomètres de la capitale Yaoundé, lors du lancement officiel de la saison cacaoyère 2025-2026.
Dans un cadre festif à Mbankomo, à une vingtaine de kilomètres de la capitale camerounaise, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a présenté les résultats impressionnants de la campagne cacaoyère 2024-2025. Lors de cet événement, il a annoncé que la production commercialisée de cacao a franchi pour la première fois la barre des 300 000 tonnes, atteignant 309 518 tonnes, soit une hausse de 42 808 tonnes par rapport aux 266 710 tonnes de l’année précédente. Ce chiffre, qui représente une augmentation de 13 % en valeur relative, a ravi les producteurs et les acteurs du secteur.
La saison cacaoyère 2024-2025, qui a pris fin le 15 juillet, a surpris même les experts. En février 2025, la firme Fitch Solutions prévoyait une hausse modeste de 6,7 %, estimant la production à environ 280 000 tonnes. Cependant, les chiffres réels dévoilés lors de cette cérémonie dépassent largement ces prévisions, se rapprochant plutôt des attentes de la Banque des États de l’Afrique Centrale (Beac), qui anticipait une production de 306 800 tonnes.
Outre cette performance en termes de volume, les prix versés aux producteurs ont également été favorables. Durant cette saison, les prix bord champs ont fluctué entre 3 210 FCFA et 5 400 FCFA par kilogramme. Bien que ces prix soient en baisse par rapport au pic de 6 300 FCFA atteint lors de la campagne précédente, ils ont néanmoins permis aux producteurs camerounais de bénéficier d’une rémunération globale de 1 200 milliards FCFA. Cela positionne le Cameroun parmi les pays où les producteurs de cacao sont les mieux rémunérés au monde, une avancée significative pour les acteurs locaux du secteur.
Luc Magloire Mbarga Atangana a souligné que cette embellie dans la production et la rémunération des producteurs témoigne de l’engagement du gouvernement à soutenir le secteur cacaoyer. Le ministre a également évoqué les efforts déployés pour améliorer la qualité du cacao camerounais, une démarche essentielle pour renforcer la compétitivité sur le marché international.
La campagne qui débute s’annonce donc sous de bons auspices, avec des prévisions encourageantes et un marché qui semble favorable. Les producteurs, désormais mieux organisés et soutenus, espèrent capitaliser sur ces résultats pour continuer à développer leur activité. Les initiatives de formation et d’accompagnement mises en place par le gouvernement et les acteurs privés devraient également contribuer à pérenniser cette dynamique.
En somme, la production cacaoyère au Cameroun connaît un essor remarquable, et les chiffres récents témoignent d’une saison 2024-2025 riche en réussites. Ce climat positif pourrait bien inciter davantage d’investissements dans le secteur, consolidant ainsi la place du Cameroun sur l’échiquier mondial du cacao. Les acteurs du secteur devront rester vigilants et se préparer à relever les défis qui se présenteront, tout en continuant à garantir une rémunération équitable pour les producteurs, piliers de cette filière.
Anatole Bidias



