(LVDE) — Au cœur de la région de l’Est du Cameroun, les investissements dans les infrastructures routières se poursuivent avec l’attribution d’un nouveau chantier à l’entreprise chinoise China First Highway Engineering Company (CFHEC). Cette adjudication, évaluée à 23,6 milliards FCFA, confirme l’engagement des autorités à moderniser les corridors économiques stratégiques, notamment les axes reliant les zones minières aux grands centres commerciaux du pays.
Dans la région orientale du Cameroun, le développement des infrastructures de transport s’accélère afin de soutenir l’activité économique locale et régionale. CFHEC, filiale du groupe China First Highway Engineering, vient de sécuriser un nouveau contrat de 23,6 milliards FCFA destiné au bitumage d’un axe routier majeur. Cette attribution intervient dans un contexte où le gouvernement camerounais intensifie ses programmes d’amélioration du réseau routier, considéré comme un levier essentiel pour la compétitivité économique.
Ce nouveau marché vient s’ajouter à un précédent contrat remporté par le même groupe en l’espace de quelques jours, portant l’ensemble des commandes à près de 70 milliards FCFA. Cette dynamique illustre la forte présence des entreprises chinoises dans les projets d’infrastructures en Afrique centrale. Selon les rapports du ministère des Travaux publics, moins de 25 % du réseau routier national est actuellement bitumé, d’où l’importance des investissements dans les zones rurales et minières.
Le chantier concerne notamment l’axe Batouri-Ngoura II, un corridor stratégique pour l’acheminement des ressources minières et le renforcement des échanges commerciaux transfrontaliers. Les autorités locales estiment que l’amélioration de cette route permettra de réduire les coûts logistiques des opérateurs économiques opérant dans les secteurs forestier et minier, deux piliers majeurs de l’économie régionale. La modernisation de cette infrastructure devrait également favoriser la mobilité des populations et faciliter l’accès aux services sociaux de base.
Le Cameroun poursuit ainsi sa politique d’industrialisation par les infrastructures, conformément à la Stratégie nationale de développement 2030. Les partenaires techniques et financiers internationaux soutiennent ces projets dans un contexte africain où les besoins en routes modernes restent élevés. Selon la Banque africaine de développement, l’insuffisance des infrastructures routières peut réduire la croissance économique de plusieurs points de PIB dans les pays en développement.
China First Highway Engineering renforce parallèlement sa position sur le marché des travaux publics camerounais grâce à son expertise dans la construction d’ouvrages d’art et d’axes routiers longue distance. Les travaux devraient mobiliser des ingénieurs spécialisés ainsi qu’une main-d’œuvre locale, contribuant ainsi à la création d’emplois temporaires dans la zone d’intervention.
Anatole Bidias



