À Yaoundé, la reconduction du partenariat entre UBA Cameroon et le MINJEC marque une nouvelle étape dans la politique d’inclusion financière des jeunes au Cameroun. Dans un contexte où plus de 60 % de la population a moins de 25 ans selon les données de l’Institut national de la statistique, l’accès aux services financiers apparaît comme un levier essentiel pour soutenir l’entrepreneuriat et réduire le chômage des jeunes.
Conclu pour une durée initiale de trois ans renouvelable, l’accord signé le 8 avril 2026 s’inscrit dans la continuité des programmes publics tels que la Politique nationale de la jeunesse et le Plan spécial de promotion de l’emploi jeune. Il vise à faciliter l’intégration des jeunes dans le circuit économique formel, en leur offrant des outils adaptés à leurs besoins.
Au cœur de ce dispositif figure la Carte Jeune Biométrique, conçue comme une interface entre les bénéficiaires et les services financiers. Destinée aux jeunes âgés de 15 à 35 ans, y compris ceux de la diaspora, elle ouvre l’accès à un ensemble de prestations bancaires et d’opportunités économiques. Cette initiative ambitionne de connecter une frange importante de la population à l’écosystème financier, encore peu accessible pour une partie des jeunes.
Dans le cadre de cette collaboration, UBA Cameroon met en place une offre diversifiée combinant services financiers et accompagnement non financier. Les bénéficiaires pourront accéder à des cartes VISA co-brandées, à des crédits à conditions préférentielles ainsi qu’à des programmes de formation et de renforcement des capacités. L’objectif est de favoriser la création d’activités génératrices de revenus et d’améliorer l’employabilité.
Au-delà des instruments bancaires, l’initiative prévoit également l’organisation de stages, de conférences et de plateformes d’échanges dédiées à l’entrepreneuriat. Ces actions visent à développer les compétences des jeunes et à les préparer aux exigences du marché du travail. Selon la Banque mondiale, l’inclusion financière reste un défi majeur en Afrique subsaharienne, où près de 45 % des adultes n’ont pas accès à des services financiers formels.
Pour UBA Cameroon, ce partenariat consolide son positionnement en tant qu’acteur engagé dans le développement socio-économique. De son côté, le MINJEC y voit un outil structurant pour accélérer l’autonomisation des jeunes et soutenir les politiques publiques d’emploi.
Dans un environnement marqué par la montée du numérique et la transformation des modèles économiques, cette alliance public-privé apparaît comme une réponse concrète aux enjeux d’inclusion. Elle traduit également une volonté commune de bâtir un écosystème plus accessible, capable d’intégrer durablement les jeunes dans la dynamique de croissance nationale.



