Aéroport International de Yaoundé-Nsimalen
Au sud de Yaoundé, les pistes de l’Aéroport international de Yaoundé-Nsimalen continuent de s’imposer comme l’un des principaux carrefours aériens d’Afrique centrale. Le renouvellement du certificat d’aérodrome de classe A par la Cameroon Civil Aviation Authority vient confirmer la volonté des autorités camerounaises de maintenir la plateforme aux standards internationaux de l’aviation civile.
Délivrée pour une durée de deux ans renouvelables, cette certification autorise l’exploitation commerciale de l’aéroport et atteste de sa conformité aux exigences techniques imposées aux infrastructures accueillant des vols de grande capacité. L’évaluation s’inscrit dans le cadre des normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale, qui encadrent la sécurité, la sûreté et la gestion opérationnelle des plateformes aéroportuaires dans le monde.
Pour obtenir ce renouvellement, les inspecteurs de la CCAA ont passé au crible l’ensemble du dispositif opérationnel de la plateforme. Les audits ont porté sur l’état des infrastructures, les procédures de maintenance, la gestion des situations d’urgence, la qualification des personnels techniques ainsi que les équipements de navigation aérienne.
Parmi les éléments mis en avant figurent le Centre Directeur des Opérations d’Urgence, le dispositif d’aide à la navigation et le service de sauvetage et de lutte contre les incendies d’aéronefs classé en catégorie 8, un niveau permettant de traiter des appareils de grande capacité utilisés sur les lignes internationales. Des exercices de simulation grandeur nature ont également été organisés afin de tester la coordination des différents services de secours et d’exploitation.
Ce renouvellement est aussi le résultat d’un vaste chantier interne conduit par Aéroports du Cameroun, gestionnaire des infrastructures aéroportuaires nationales. Depuis plusieurs mois, les équipes techniques ont engagé des actions correctives destinées à répondre aux exigences réglementaires : mise à jour des manuels d’exploitation, renforcement des formations du personnel et révision des procédures de sécurité.
Une réunion stratégique présidée en février 2026 par Thomas Owona Assoumou, directeur général d’Aéroports du Cameroun, avait permis d’évaluer l’état d’avancement des préparatifs avant l’audit final. Pour l’entreprise publique, le maintien de cette certification constituait l’une des priorités opérationnelles majeures de l’année.
Au-delà des enjeux techniques, cette reconnaissance représente un levier stratégique pour le Cameroun. Dans un secteur aérien africain marqué par une forte concurrence entre plateformes régionales, la certification contribue à rassurer les compagnies aériennes internationales et à renforcer l’attractivité du pays comme point de connexion sous-régional.
Selon l’Association du transport aérien international (IATA), le trafic aérien africain continue de progresser, porté par la reprise post-pandémie, l’expansion des compagnies africaines et la croissance des échanges intra-africains. Dans ce contexte, Yaoundé-Nsimalen cherche à consolider son positionnement face à d’autres hubs de la région comme Addis-Abeba, Kigali ou Lomé.
Le précédent certificat de l’aéroport avait été délivré en 2022. Quatre ans plus tard, cette nouvelle validation traduit les ambitions du Cameroun de renforcer durablement la compétitivité de ses infrastructures aériennes. Pour les autorités, l’enjeu dépasse désormais la seule conformité réglementaire : il s’agit aussi de faire de Yaoundé-Nsimalen une plateforme capable d’accompagner l’intégration économique et la mobilité croissante en Afrique centrale.



