(LVDE) — Le secteur de l’aviation civile au Cameroun affiche une dynamique positive en 2025 avec près de 1,8 million de passagers transportés, soit une progression d’environ 5 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance, portée notamment par la certification des plateformes aéroportuaires et une meilleure sécurité, illustre une reprise soutenue du trafic aérien national, suscitant l’intérêt des opérateurs et des investisseurs du transport aérien.
Au Cameroun, le transport aérien poursuit sa reprise après les perturbations causées par la pandémie de Covid‑19, confirmant une tendance à la croissance amorcée depuis plusieurs années. Selon les comptages publiés fin janvier 2026 par les autorités aéronautiques, les aéroports nationaux ont enregistré environ 1,8 million de voyageurs en 2025, un chiffre en hausse de quelque 5 % comparé à l’année précédente. Cette progression notable reflète une confiance renouvelée des usagers, une amélioration de l’offre de transport et un regain général d’activité dans le secteur.
Ce bond du trafic s’explique en partie par les efforts consentis pour améliorer la sécurité et la fiabilité des plateformes aéroportuaires au Cameroun. La certification de plusieurs aéroports, en conformité avec les normes internationales, a renforcé la compétitivité des infrastructures locales, facilitant les liaisons tant internationales que régionales. Pour les acteurs de l’aviation civile, ces certifications ne sont pas seulement symboliques : elles contribuent directement à attirer davantage de compagnies, à augmenter le nombre de vols et à susciter une meilleure expérience pour les passagers.
La montée du trafic en 2025 s’inscrit dans un contexte plus large de croissance du transport aérien dans la sous‑région africaine, où les liaisons internationales gagnent en importance malgré des défis structurels persistants. Dans le cas du Cameroun, cette progression traduit aussi la position du pays en tant que hub aérien pour l’Afrique centrale, avec des dessertes qui connectent le pays aux grandes villes africaines et au‑delà. Ce rôle stratégique a contribué à attirer une clientèle plus diversifiée, dont des voyageurs d’affaires et des touristes, participant à la hausse du trafic global.
Pour les spécialistes du secteur, plusieurs facteurs expliquent cette performance. Outre la certification des plates‑formes, la stabilisation progressive des opérations des compagnies aériennes locales et internationales a joué un rôle clé. De plus, des initiatives visant à alléger certaines charges et à améliorer la gouvernance aéroportuaire ont été mises en avant par les autorités comme leviers de croissance. Des discussions autour de l’ajustement des taxes aériennes et des redevances ont également été mentionnées comme susceptibles de rendre le transport aérien plus accessible, favorisant ainsi une expansion de la demande.
Cependant, malgré cette croissance encourageante, certains défis demeurent. Le trafic domestique, par exemple, continue de pâtir de contraintes opérationnelles, notamment en lien avec la desserte intérieure et la connectivité des principales villes. Les acteurs du secteur soulignent qu’une consolidation de l’offre locale et une ouverture accrue de nouvelles lignes domestiques pourraient encore stimuler le marché et réduire la dépendance vis‑à‑vis des vols internationaux.
Sur le plan économique, le trafic aérien croissant contribue à générer des retombées positives pour le pays, notamment en termes d’emplois liés à l’aéroportuaire, de recettes générées par les aéroports et les compagnies, ainsi que d’activités induites dans les services aériens. Les plateformes aéroportuaires, en particulier celles de Douala et de Yaoundé, restent des points d’entrée essentiels pour les voyageurs et les échanges commerciaux, consolidant ainsi l’importance du secteur aérien dans l’économie nationale.
En somme, l’année 2025 marque un tournant pour le transport aérien camerounais, avec des chiffres de fréquentation qui confirment une tendance de reprise et soulignent le rôle central des investissements dans les infrastructures et la sécurité. Les perspectives pour 2026 semblent alignées avec cette dynamique positive, laissant entrevoir un potentiel de croissance encore plus fort si les efforts de modernisation et d’ouverture se poursuivent.
Anatole Bidias


