Pour les petites et moyennes entreprises africaines, l’accès aux marchés voisins reste souvent freiné par des difficultés très concrètes : formalités douanières, logistique, conformité réglementaire, financement ou maîtrise du commerce numérique. La CEA et DHL Express Afrique subsaharienne entendent agir sur ces points. Leur protocole d’accord, conclu le 14 septembre à Addis-Abeba, prévoit de renforcer les capacités des PME à développer leurs échanges au sein des communautés économiques régionales et à l’échelle continentale, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le dispositif s’appuiera sur GoTrade, le programme de DHL consacré à l’accompagnement des petites entreprises dans le commerce international. Les deux partenaires élaboreront et proposeront des formations virtuelles portant notamment sur les procédures douanières, la logistique, le commerce électronique et numérique, l’accès aux marchés, les règles de conformité et le financement du commerce. Une attention particulière sera accordée aux entreprises détenues ou dirigées par des femmes et des jeunes.
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Cette initiative prolonge l’expérience acquise par GoTrade depuis 2021. Le programme a lancé des projets dans plus de 50 pays et accompagné plus de 24 000 PME à travers le monde, dont plus de 8 000 entreprises détenues par des femmes. En Afrique subsaharienne, plus de 8 000 PME ont déjà participé à ses activités de formation et de renforcement des capacités. Le nouvel accord doit élargir cet accompagnement et le rapprocher des opportunités commerciales créées par l’intégration régionale.
L’enjeu est considérable : la ZLECAf ouvre la perspective d’un marché de plus de 1,5 milliard de personnes. Selon les projections de la CEA, sa pleine mise en œuvre pourrait accroître de 45 % le commerce intra-africain d’ici à 2045. Mais l’accès à ce débouché ne dépend pas seulement des accords commerciaux. Les PME doivent aussi pouvoir comprendre les règles, organiser leurs expéditions et identifier des clients au-delà de leur marché domestique.
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La première étape concrète sera une série de formations en ligne. L’appel à candidatures de la CEA vise les propriétaires ou responsables de PME enregistrées dans un pays africain, notamment celles qui commercialisent des biens, disposent déjà ou développent une présence en ligne et souhaitent s’ouvrir aux marchés régionaux. Les candidatures doivent être déposées au plus tard le 18 septembre 2026 ; les sessions sont prévues d’octobre à décembre.
Pour Hennie Heymans, directeur général de DHL Express Afrique subsaharienne, les ambitions de croissance des entrepreneurs se heurtent encore à des obstacles pratiques. Le partenariat avec la CEA doit leur apporter les connaissances et les outils nécessaires pour atteindre de nouveaux clients. En associant expertise logistique et accompagnement institutionnel, les deux organisations veulent faire davantage participer les entreprises africaines au commerce transfrontalier et à la croissance portée par la ZLECAf.
Sorelle Ninguem



