(LVDE) – Du 12 au 14 août 2025, à Douala, environ 30 professionnels des médias ont participé à un atelier de formation sur les techniques de monitoring des droits humains pendant la période électorale. Organisé par le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique Centrale (Cnudhd-AC), cet événement visait à préparer la presse en vue de l’élection présidentielle prévue pour le 12 octobre 2025.
Dans un contexte politique marqué par des incertitudes, le Cnudhd-AC a réuni à Douala une trentaine de journalistes venus de tout le Cameroun pour un atelier de trois jours. L’objectif principal était de renforcer leur capacité à identifier et à signaler les violations des droits de l’homme durant la période électorale. Cette formation, qui s’est déroulée du 12 au 14 août 2025, a été jugée cruciale alors que le pays se prépare à une élection présidentielle imminente.
Kiven Timothy Franklin Fonyuy, représentant du Cnudhd-AC, a insisté sur l’importance de la responsabilité des journalistes dans ce processus. « Les élections ne sont pas seulement un moment de vote, mais un moment où les droits humains et la paix doivent être au cœur des préoccupations. Les journalistes jouent un rôle essentiel dans cette dynamique », a-t-il affirmé. Il a également souligné la nécessité pour les journalistes de partager leurs expériences et d’adopter des pratiques favorables à un processus électoral sain.
Lors des sessions, les participants ont reçu des informations précises sur le cadre électoral, mettant l’accent sur l’importance de mener des élections libres et justes, en respectant les droits garantis par les lois nationales et internationales. Les discussions ont permis de mettre en lumière que les violations des droits, qu’elles soient commises par des acteurs étatiques ou non, peuvent compromettre la crédibilité des élections et entraîner des violences après le scrutin. Les participants ont ainsi analysé des crises électorales antérieures en Afrique, comme celle de la Côte d’Ivoire en 2010, qui a causé de graves troubles et des conséquences juridiques internationales.
Le rôle des médias durant cette période délicate a été un point central des échanges. Kiven Fonyuy a précisé que les journalistes doivent adopter une approche responsable de la couverture électorale, favorisant le partage d’informations exactes et pertinentes. « Pendant les élections, le journaliste n’est pas qu’un simple relieur d’informations. Son rôle est d’informer, de surveiller et de garantir que les droits des citoyens sont respectés, afin qu’ils puissent voter en toute connaissance de cause », a-t-il déclaré.
L’atelier a également mis en lumière l’évolution démocratique du Cameroun depuis l’introduction du multipartisme en 1990. L’engagement croissant des jeunes, des femmes et des communautés de la diaspora dans le processus électoral de 2025 est perçu comme un tournant important pour l’avenir politique du pays. Les formateurs ont encouragé les journalistes à adopter des normes éthiques rigoureuses et à s’engager activement dans la défense des droits humains pour contribuer à la stabilité du pays pendant et après les élections.
Regina Etaka, l’une des participantes, a exprimé son enthousiasme à l’issue de la formation, soulignant qu’elle avait acquis une meilleure compréhension des enjeux liés au suivi des droits humains dans la couverture électorale. « En tant que journaliste, je fais aussi partie de cette société. Mon rôle est de contribuer à la paix, surtout en cette période critique », a-t-elle affirmé, résumant ainsi l’essence de cette formation.
Cet atelier a donc été une étape déterminante pour préparer le terrain en vue des élections présidentielles de 2025. En renforçant les compétences des journalistes et en encourageant une collaboration entre différents acteurs médiatiques, le Cnudhd-AC vise à garantir que le droit à une information précise et équitable soit respecté, permettant ainsi aux citoyens camerounais d’exercer leur droit de vote en toute connaissance de cause.
Raphael Mforlem



