Les communes ont reçu plus de 110 milliards de FCFA en trois ans pour entretenir ou réhabiliter les routes. Selon le ministère des Travaux publics (MINTP), les transferts ont atteint 110,298 milliards entre 2024 et 2026. Ces fonds doivent préserver les liaisons locales.
La dotation annuelle est passée de 32,614 milliards de FCFA en 2024 à 36,122 milliards en 2025, puis à 41,562 milliards en 2026. La hausse atteint 27,4 %, soit près de 8,95 milliards supplémentaires par rapport à 2024. Trois sources alimentent cette enveloppe : 44,838 milliards du Budget d’investissement public du MINTP, 50,405 milliards du Fonds routier et 15,055 milliards de crédits délégués. Avec 45,7 % du total, le Fonds routier constitue la première source de ces transferts.
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Ces fonds doivent permettre aux exécutifs municipaux d’intervenir sur les axes relevant de leur compétence. Les crédits délégués rapprochent décision et exécution. Mais les sommes annoncées ne prouvent pas, à elles seules, que les travaux sont achevés : leur effet dépend de la programmation, des marchés et du contrôle des chantiers.
L’urgence est soulignée par l’état du réseau. Les routes communales représentent environ 81 % du réseau routier national, mais seulement 24,2 % de leur linéaire était jugé en bon ou moyen état en novembre 2025. Pour l’entretien en 2026, le Budget d’investissement public prévoit 16,1 milliards de FCFA, contre 11,6 milliards en 2025, soit une hausse de 38,5 %. Elle concerne 180 communes, avec 85 millions minimum chacune, contre 65 millions en 2025.
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Entre 2018 et 2025, le MINTP indique avoir transféré 207,9 milliards de FCFA aux communes des dix régions pour construire, réhabiliter, ouvrir et entretenir les routes. Les besoins restent considérables : le Fonds routier avait évalué à près de 800 milliards de FCFA les besoins d’entretien des routes communales et régionales pour 2025. Cet écart souligne la pression persistante sur les financements.
L’enjeu sera l’amélioration de l’état des routes. Des bilans publics sur les montants engagés, les kilomètres traités, les délais et la qualité des travaux relieraient budgets et résultats. Pour les entreprises, l’enjeu est de réduire les coûts logistiques et de fiabiliser l’accès aux marchés dans les communes concernées.
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Esther Grace



