Sur la Nationale N°3, entre Douala et Edéa, l’urgence se joue sur le terrain. Le 24 septembre, le Premier ministre Joseph Dion Ngute, accompagné des ministres des Travaux publics et des Transports, a suivi les travaux de China First Highway Engineering Company (CFHEC) sur plusieurs points critiques. Cette visite intervient après le lancement, le 15 septembre, d’opérations destinées à maintenir la circulation durant la saison des pluies.
À Sikoum comme à la Dibamba, les équipes et engins de CFHEC sont mobilisés. Au point kilométrique 211, à la Dibamba, 300 mètres linéaires avaient été traités la veille, permettant de rétablir la circulation sur la bande concernée. Les interventions se poursuivent aux PK 191+300, à Sikoum, et 171, près du péage d’Edéa.
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Ces opérations restent des mesures conservatoires avant le traitement définitif. À la Dibamba, une déviation d’environ neuf mètres doit maintenir le trafic pendant les travaux lourds. Trois autres secteurs sensibles ont été identifiés : le PK 22 à Missolé et les abords du péage de Sikoum. Pour Emmanuel Nganou Djoumessi, la dégradation résulte notamment du vieillissement de la chaussée, des fortes pluies et de l’incivisme routier. Le ministre met aussi en cause les poids lourds en surcharge, dont certains peuvent dépasser 50 tonnes.
L’enjeu dépasse la circulation. La Nationale N°3 relie Douala, principal pôle économique du pays, à Edéa et constitue un corridor majeur pour les voyageurs et les marchandises. Sa dégradation pèse donc sur les transporteurs, les entreprises et les délais d’acheminement. Les travaux actuels visent à préserver le trafic en attendant une solution structurelle.
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Le gouvernement présente ces interventions comme transitoires. Selon le ministre, les études de reconstruction sont disponibles et le financement est en cours de mobilisation avec l’appui de la Banque mondiale, de la Banque islamique de développement, de l’Agence française de développement et de l’Union européenne. Aucun calendrier définitif n’a été annoncé. Le Premier ministre a aussi demandé une accélération du traitement des points critiques.
Esther Grace



