Trois ans après son lancement, Start-Up 237 s’achève sur un indicateur mis en avant par ses promoteurs : les 100 entreprises accompagnées seraient toujours actives. La cérémonie du 13 octobre à la Résidence de France, à Yaoundé, a réuni l’ambassadeur Sylvain Riquier et des membres du gouvernement. Lancé le 27 octobre 2023, le programme disposait de 2 millions d’euros, soit environ 1,31 milliard FCFA.
Selon l’ambassadeur, la moitié du budget a financé l’appui matériel et financier. Le reste a notamment couvert 46 mentors, près de 3 000 séances de coaching et la mise en réseau de 18 incubateurs. Mis en œuvre par l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), le dispositif ciblait 50 start-up universitaires et 50 entreprises privées, dans l’agroalimentaire, le numérique et les ICC.
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Sylvain Riquier rappelle qu’une start-up ne peut durablement dépendre d’un projet de coopération : compétences et réseaux doivent survivre au financement. Les 100 entreprises encore actives constituent un signal encourageant, sans prouver leur rentabilité, les emplois créés ou leur capacité à attirer de nouveaux capitaux.
Katika Web3, portée par Ricardo Konlack, développe des solutions de paiement et de transferts internationaux. Sa participation à Promote 2026 lui aurait apporté plus de 400 utilisateurs. Elle revendique plus de 1 350 utilisateurs, 600 000 dollars de transactions et environ 3 000 dollars de revenus mensuels ; ces chiffres déclarés n’ont pas été vérifiés indépendamment.
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À Mora, l’Association des jeunes et femmes de Mora (AJEFMO) a reçu du matériel pour la couture, la broderie et la maroquinerie. À Bafoussam, Sustainable Building Company and Local Materials Solutions Providers (SBC & LMSP), spécialisée dans les briques de terre, affirme être passée de 10 000 à 18 000 unités produites par mois avec de nouveaux équipements. La croissance dépendra désormais des commandes, des marchés et de financements complémentaires.
En juillet 2026, des représentants des 18 incubateurs ont séjourné à Aix-Marseille pour échanger sur l’incubation et préparer des partenariats franco-camerounais. Après la clôture, l’enjeu est de consolider les marchés et de trouver relais financiers. Le bilan est positif sur le maintien en activité ; sa portée se mesurera à la croissance et aux emplois créés.
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Tressy Chouente



