(LVDE) – À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes 2026, le groupe bancaire panafricain Ecobank a annoncé une progression remarquable du financement accordé aux entreprises dirigées par des femmes. En 2025, près de 780 millions de dollars de prêts ont été mobilisés en faveur de ces entrepreneures à travers le continent, illustrant la montée en puissance des initiatives de la banque en faveur de l’inclusion financière et du développement de l’entrepreneuriat féminin en Afrique.
Le groupe bancaire panafricain Ecobank renforce son engagement en faveur de l’entrepreneuriat féminin sur le continent. Selon les données dévoilées le 12 février 2026 lors de la publication du rapport annuel de son programme genre, l’institution financière a accordé en 2025 près de 780 millions de dollars américains de prêts à des entreprises détenues ou dirigées par des femmes. Ce volume de financement représente une hausse spectaculaire de 194 % par rapport à l’année 2024, durant laquelle environ 265 millions de dollars avaient été mobilisés.
Cette annonce intervient dans un contexte où les femmes entrepreneures jouent un rôle déterminant dans la dynamique économique africaine. Présentes dans de nombreux secteurs, elles contribuent à la création d’emplois, au soutien des ménages et à la structuration des chaînes de valeur locales. Malgré cette contribution essentielle, l’accès au financement demeure un défi majeur. Selon les estimations relayées par la banque et plusieurs institutions financières internationales, le déficit de financement auquel font face les entreprises dirigées par des femmes en Afrique est évalué à près de 42 milliards de dollars.
Pour répondre à cette problématique, Ecobank a progressivement développé une stratégie centrée sur l’inclusion financière et l’accompagnement des femmes entrepreneures. Au cœur de ce dispositif figure le programme Ecobank Ellevate, lancé en novembre 2020 au plus fort de la crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19. À l’origine conçu pour soutenir les entreprises féminines fragilisées par la pandémie, ce programme s’est progressivement imposé comme l’une des initiatives bancaires les plus étendues du continent en faveur de l’entrepreneuriat féminin.
En 2025, l’initiative a été déployée dans 26 pays d’Afrique de l’Ouest, centrale, orientale et australe, élargissant considérablement son champ d’action. Plus de 103 000 femmes entrepreneures sont aujourd’hui enregistrées dans cet écosystème. Au cours de l’année écoulée, près de 21 000 nouvelles cheffes d’entreprise ont rejoint le programme, tandis que plus de 24 000 participantes ont bénéficié de formations, de séances de mentorat ou d’autres formes d’accompagnement non financier destinées à renforcer leurs capacités de gestion et de développement.
Au-delà de l’accès au crédit, le dispositif vise également à faciliter l’intégration des entreprises féminines dans les circuits commerciaux africains. Grâce au centre d’échanges commerciaux de la banque, les entrepreneures peuvent accéder à des opportunités de marchés dans différents pays du continent, nouer des partenariats et élargir leur clientèle au-delà de leurs frontières nationales.
Parallèlement, la banque s’intéresse de plus près aux femmes opérant dans l’économie informelle, un segment particulièrement important dans plusieurs pays africains. Dans cette perspective, Ecobank a lancé en 2024 au Ghana le programme Ecobank MAMA, destiné à soutenir les petites activités commerciales féminines. Cette initiative propose des crédits à taux préférentiels, des solutions d’épargne adaptées et un accompagnement pratique pour améliorer la gestion des activités.
Selon les données communiquées par la banque, plus de 10 000 femmes issues du secteur informel ont déjà rejoint ce programme, tandis que plus de 2 000 d’entre elles ont bénéficié de facilités de crédit subventionnées représentant un volume global supérieur à 1,8 million de dollars. L’objectif est d’accompagner progressivement ces entrepreneures vers la formalisation de leurs activités et de faciliter leur accès au financement bancaire traditionnel.
À moyen terme, le groupe bancaire panafricain prévoit d’intensifier cette stratégie. Les responsables d’Ecobank annoncent notamment l’extension du programme Ellevate sur l’ensemble de ses marchés, le renforcement des services d’accompagnement non financier, l’intégration d’outils numériques dédiés aux entrepreneures et le développement de nouveaux produits financiers spécifiquement conçus pour les entreprises dirigées par des femmes.
Dans un contexte où l’autonomisation économique des femmes constitue un levier majeur de croissance inclusive en Afrique, ces initiatives illustrent l’importance croissante accordée par les institutions financières au financement de l’entrepreneuriat féminin, considéré par de nombreux experts comme un moteur essentiel du développement durable sur le continent.
Tressy Chouente



