La Côte d’Ivoire réorganise la gestion de son patrimoine pétrolier. Réuni le 9 septembre à Abidjan, le Conseil des ministres a autorisé la création de PETROCI CI-26, une société anonyme dont le capital sera entièrement détenu par PETROCI Holding. Sa mission : reprendre et assurer l’exploitation du bloc CI-26, également connu sous le nom de champ Espoir, après l’expiration des droits exclusifs de ses précédents opérateurs. Le décret approuve également le transfert des actifs concernés à cette nouvelle structure, appelée à intervenir pour le compte de l’État.
Cette décision institutionnelle intervient toutefois après une première étape opérationnelle. Le 24 juillet 2026, PETROCI Holding avait déjà officialisé le transfert des actifs du bloc CI-26, jusque-là exploité par le Canadien Canadian Natural Resources (CNR). La prise en main des opérations était devenue effective à minuit le même jour. La création de PETROCI CI-26 vient donc donner un cadre sociétaire spécifique à une reprise déjà engagée par la compagnie nationale.
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Situé au large de Jacqueville, le champ Espoir figure parmi les actifs historiques de l’industrie pétrolière ivoirienne. Découvert en 1980, il repose sur des réserves initiales prouvées estimées à 156 millions de barils de pétrole et 399 milliards de pieds cubes de gaz. Sa deuxième phase de développement a démarré en février 2002. La production s’appuie sur une unité flottante de production, de stockage et de déchargement, reliée à deux plateformes satellites. Ces infrastructures constituent désormais le socle industriel de l’exploitation confiée à PETROCI CI-26.
Pour PETROCI Holding, cette nouvelle organisation ouvre un champ d’apprentissage industriel. En disposant d’une filiale dédiée à l’exploitation du gisement, la compagnie nationale pourra structurer ses responsabilités opérationnelles autour d’un actif précis et développer ses compétences dans la gestion directe de champs offshore. L’enjeu porte notamment sur la continuité de la production, la maîtrise des installations et la valorisation des ressources pétrolières et gazières. Les modalités financières et techniques de fonctionnement de la filiale n’ont toutefois pas été détaillées dans le communiqué gouvernemental.
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Cette évolution s’inscrit dans un secteur en transformation. Depuis la découverte du gisement Baleine en 2021, la Côte d’Ivoire cherche à accroître ses capacités nationales de production d’hydrocarbures. Le développement de ce champ, mené par PETROCI et son partenaire italien Eni, participe à cette ambition. La reprise du bloc CI-26 complète ainsi le dispositif de production national, tout en illustrant la volonté des autorités de renforcer le rôle de leur compagnie pétrolière dans l’exploitation des ressources.
Pour l’État ivoirien, l’enjeu est désormais de convertir cette présence accrue dans l’exploitation en résultats durables : continuité des opérations, recettes publiques et consolidation des savoir-faire nationaux. La création de PETROCI CI-26 ne constitue pas, à elle seule, une garantie d’augmentation de la production ou des revenus. Elle établit néanmoins un véhicule public spécialisé pour gérer le champ Espoir, dans un modèle où l’État entend conjuguer ses propres capacités industrielles avec les partenariats internationaux.
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Sorelle Ninguem



