Produire davantage d’eau ne suffit plus. À Yaoundé, le véritable défi consiste désormais à intégrer efficacement cette ressource supplémentaire au réseau afin qu’elle parvienne aux ménages, aux administrations et aux entreprises. C’est tout l’enjeu du Projet d’urgence pour une meilleure intégration du volume d’eau supplémentaire du PAEPYS (PUMIP), dont CAMWATER a franchi une nouvelle étape, le 24 août 2026, avec la réception d’un important lot d’équipements destinés à renforcer plusieurs stations de production et de pompage de la capitale.
La dotation concerne notamment les sites d’Akomnyada, Mefou et Nkoayos, Golf, Emana-Buea et Fouda. Les équipements hydrauliques, électromécaniques, électroniques et pneumatiques réceptionnés doivent améliorer la fiabilité des installations, renforcer la sécurité de l’exploitation et accroître les performances des stations. Les travaux d’installation, prévus sur une durée de dix jours, ont débuté le 24 août afin de permettre une mise en service progressive des nouveaux équipements.
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Cette opération s’inscrit dans un programme plus vaste. Le PUMIP a été conçu pour permettre à CAMWATER d’intégrer dans son réseau le volume d’eau supplémentaire produit par le Projet d’alimentation en eau potable de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (PAEPYS). Mis en service en août 2024, ce projet présidentiel a porté la capacité théorique de production de la capitale à 300 000 m³ d’eau potable par jour, avec une possibilité d’extension à 400 000 m³/jour à terme.
Pour atteindre cet objectif, l’État a mobilisé 9,875 milliards de FCFA au titre du financement global du PUMIP. Cette enveloppe ne concerne pas uniquement les équipements réceptionnés cette semaine, mais l’ensemble des travaux de renforcement, de renouvellement et de modernisation des ouvrages, des stations et des réseaux nécessaires à l’intégration des volumes supplémentaires produits par le PAEPYS. Dès janvier 2025, CAMWATER indiquait que ces investissements devaient améliorer les performances des installations de Batchenga, Akomnyada et Mefou et optimiser progressivement l’exploitation des nouvelles capacités de production.
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Les premiers effets commencent déjà à être visibles. À Mfou, la réhabilitation d’un réservoir de 300 m³ et son interconnexion avec le réseau de Yaoundé ont permis d’accroître la capacité locale de 2 500 m³ par jour, portant la production quotidienne à 3 500 m³. Dans la capitale, plusieurs extensions du réseau engagées dans le cadre du PUMIP visent également à améliorer la desserte de quartiers jusqu’alors confrontés à des insuffisances d’approvisionnement.
Pour CAMWATER, l’enjeu dépasse désormais la seule augmentation des capacités de production. Une usine capable de produire davantage d’eau ne répond aux attentes des populations que si les infrastructures de pompage, de transport et de distribution suivent le même rythme. Le renouvellement des équipements constitue donc un maillon essentiel de cette chaîne de valeur, en sécurisant l’exploitation des stations et en améliorant la continuité du service.
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Au-delà de la réception de nouveaux matériels, CAMWATER poursuit ainsi la modernisation de son outil industriel afin d’accompagner la montée en puissance du PAEPYS. Le succès du PUMIP ne se mesurera toutefois pas au nombre d’équipements installés, mais à leur capacité à transformer les 300 000 m³ d’eau produits chaque jour en une amélioration durable de la desserte pour les ménages, les administrations et les entreprises de Yaoundé ainsi que des localités environnantes.
Esther Grace



