Le projet de réhabilitation du Port de Garoua entre dans une phase plus opérationnelle. Du 14 au 17 septembre 2026, le MINEPAT, en collaboration avec le Port Autonome de Douala (PAD), a réuni à Garoua les parties prenantes pour relire et affiner les instruments juridiques devant encadrer la rénovation et le développement de la plateforme.
Plusieurs textes ont été examinés, notamment une délibération habilitant le maire de Garoua à négocier et signer les actes liés au projet, une convention entre l’État, représenté par le MINEPAT et le ministère des Transports, et le PAD, ainsi qu’un accord avec la Communauté urbaine de Garoua. La démarche fixe le cadre du partenariat.
La Communauté urbaine de Garoua demeure chargée de la gestion du port. Le PAD intervient dans une mission d’expertise et d’accompagnement confiée par l’État. Le maire Goura Beladji a rappelé que cette intervention ne remet pas en cause la gestion du port.
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Le projet prévoit aussi le dragage du fleuve Bénoué et des lacs de Lagdo et de Maga. L’objectif est de restaurer les conditions nécessaires à la reprise des activités fluviales, d’améliorer la navigabilité et de soutenir les échanges, notamment avec le Nigeria. La remise à niveau doit renforcer le rôle de Garoua comme plateforme logistique du Nord.
Le dossier est lié au barrage de Lagdo. Selon les éléments présentés par le gouverneur Jean Abate Edi’i, l’ensablement du lac de retenue affecte sa capacité de stockage. Construit entre 1977 et 1982, le barrage dispose d’une capacité théorique d’environ 72 MW, tandis que sa production peut être limitée à 40 ou 50 MW selon les conditions hydriques.
Le dragage constitue ainsi un enjeu portuaire et énergétique. Le projet doit soutenir la reprise économique et contribuer à une production électrique plus régulière dans le septentrion.
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Pour les autorités l’étape suivante est l’exécution. Le gouverneur du Nord a appelé à un échéancier précis. La prochaine étape doit aussi être l’entérinement de la convention confiant au PAD sa mission d’expertise.
Inscrit dans le pilier de la SND30 consacré à la transformation structurelle de l’économie, le projet associe transport fluvial, logistique, énergie et développement régional. L’atelier de septembre marque ainsi une étape supplémentaire vers la concrétisation de la réhabilitation du Port de Garoua.
Esther Grace



