(LVDE) – Réunis le 13 août 2026 en Assemblée générale extraordinaire à Lomé, les actionnaires d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI) ont adopté une refonte de la gouvernance du groupe. Conseil réduit à 12 membres, quorum révisé et mandats assouplis redessinent désormais le dispositif.
Ecobank Transnational Incorporated (ETI) reconfigure ses règles de gouvernance. La maison-mère du groupe bancaire panafricain veut resserrer le fonctionnement de ses instances dirigeantes sans sacrifier la continuité de l’expertise accumulée au sein du Conseil d’administration. Une évolution qui intervient alors que le groupe poursuit sa transformation et cherche à renforcer son efficacité dans un environnement bancaire africain de plus en plus exigeant.
La mesure la plus visible porte sur la taille du Conseil d’administration. Son plafond est ramené de 15 à 12 membres. Pour ETI, ce format plus compact doit permettre de concentrer davantage les échanges sur les orientations stratégiques, de fluidifier les arbitrages et d’accroître la responsabilité individuelle des administrateurs. Les actionnaires ont parallèlement supprimé la limite de durée applicable aux mandats des administrateurs non exécutifs. Une décision qui ne vaut pas reconduction automatique : leur maintien reste soumis au vote des actionnaires, tandis que la limite d’âge de départ à la retraite, fixée à 70 ans, demeure inchangée.
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Le groupe modifie également les conditions de participation aux Assemblées générales. Le quorum pourra désormais être atteint lorsque les actionnaires présents ou représentés détiennent au moins 25 % du capital social libéré. Cette règle se substitue à l’ancien dispositif fondé sur la présence d’au moins 20 actionnaires. Au niveau du Conseil, le seuil de participation est également relevé : une réunion devra désormais rassembler plus de la moitié des administrateurs en fonction, contre trois membres auparavant. ETI entend ainsi renforcer la collégialité des délibérations et la responsabilité collective dans les décisions.
Derrière ces ajustements statutaires se dessine un même objectif : rendre la gouvernance plus agile tout en maintenant les mécanismes de contrôle des actionnaires. Ecobank entend notamment préserver son capital d’expertise et assurer une continuité dans la conduite de ses activités, alors que le groupe évolue sur plusieurs marchés africains et dans un cadre réglementaire de plus en plus structuré.
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Cette réforme accompagne la stratégie « Growth, Transformation and Returns » (GTR) d’Ecobank. Au titre de l’exercice 2025, le groupe a notamment renoué avec la distribution d’un dividende de 40 millions de dollars, signe de l’amélioration de sa capacité à combiner transformation, rentabilité et retour aux actionnaires. En resserrant son dispositif de gouvernance, ETI cherche désormais à inscrire cette dynamique dans la durée et à disposer d’une architecture décisionnelle davantage adaptée à ses ambitions panafricaines.
Tressy Chouente



