Les entreprises camerounaises du BTP confortent leur place dans les marchés publics. Entre janvier et juillet 2026, le ministère des Travaux publics (Mintp) a engagé 26,4 milliards de FCFA pour financer près d’une vingtaine de marchés consacrés à la construction, à la réhabilitation et à l’entretien d’infrastructures routières et d’ouvrages d’art. Cette enveloppe traduit la poursuite de la stratégie gouvernementale visant à améliorer la connectivité nationale tout en renforçant le tissu des entreprises locales.
La majorité des contrats a été attribuée à des sociétés de droit camerounais. Parmi les bénéficiaires figurent HE Macam SARL, Hab S.A., A-Z Consulting & Competing SARL, Prisma SARL, Oricaa Cameroon, Method & Engineering SARL, les Établissements Jemak, les Établissements Nzouks & Frères ainsi que les Établissements Joel Business and Services. Au-delà de l’exécution des travaux, plusieurs de ces entreprises interviennent également dans les missions de contrôle technique et de supervision des chantiers.
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La répartition géographique des investissements couvre huit des dix régions du pays. À l’Est, les opérations concernent notamment les ouvrages d’art sur la rivière Dja, sur le tronçon Messamena-Ekom et dans le département de la Kadey. Dans le Littoral, les interventions ciblent les axes Ndagbelle-Bodiman et Ndobiam-Nbiam dans le Nkam. Au Sud, les travaux portent sur l’entretien du tronçon Ebolowa-Ambam ainsi que sur un ouvrage d’art à Mbeka’a, dans le département de l’Océan.
Le programme s’étend également au Sud-Ouest, avec des travaux sur l’axe Buea–Mermoz–Sasse–Wotutu–Limbe. Dans le Nord, l’Extrême-Nord et l’Adamaoua, plusieurs ponts métalliques de type ACROW doivent être construits, notamment sur les corridors Poli–Fignolé, Foumban–Banyo–Tibati et dans le département de la Bénoué. Un autre ouvrage est prévu sur la rivière Balyara, dans l’Adamaoua. Ces investissements visent à améliorer la continuité du réseau routier et à réduire les ruptures de circulation en période de pluies.
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Le financement des différents contrats provient principalement du Budget d’investissement public (BIP). Les crédits sont programmés sur les exercices 2026, 2027 et 2028, illustrant une approche pluriannuelle des investissements publics. Les délais d’exécution varient selon la nature des projets : quelques mois pour les missions de contrôle, jusqu’à plus de deux ans pour les infrastructures les plus complexes.
À travers cette vague de marchés, le gouvernement cherche autant à moderniser le réseau routier qu’à consolider une filière nationale des travaux publics. Pour les entreprises retenues, ces contrats constituent un levier de croissance, tandis que pour les pouvoirs publics, ils doivent contribuer à améliorer la mobilité des personnes et des marchandises, à désenclaver plusieurs bassins de production et à soutenir la compétitivité de l’économie camerounaise.
Esther Grace



