Avec 7 487,84 km de routes, dont seulement 696,20 km bitumés, l’Adamaoua reste confronté à un déficit d’infrastructures modernes. Le réseau comprend 1 374,22 km de routes nationales, 960 km de routes régionales et 5 153,62 km de routes communales.
Les interventions du ministère des Travaux publics (MINTP) commencent toutefois à modifier cette configuration. En 2024, la livraison de la section Lena–Tibati–Ngatt, longue de 63,70 km sur la Nationale 15. Réalisée dans le cadre de la route Batchenga–Ntui–Yoko–Sangbé–Tibati, cette portion a mobilisé 81,40 milliards de FCFA.
La dynamique se poursuit avec 20 projets en cours. Au total, 238,34 km de routes font l’objet de travaux de bitumage ou de construction, tandis que 89 km de routes bitumées sont en reconstruction sur l’axe Ngaoundéré–Garoua. Le programme comprend aussi l’entretien de 383,40 km de routes bitumées, de 986,26 km de routes en terre. Parmi les opérations engagées figurent Ngaoundéré–Paro, Ngatt–Tekel, Tekel–Likok et le bitumage progressif de Banyo–Mayo Darle–Nyamboya.
En 2026, six projets sont programmés pour 3,51 milliards de FCFA. Ils concernent notamment l’entretien de Ngaoundal–Fébadi et Ngaoundéré–Touboro, la voie de contournement de Ngaoundéré et la réhabilitation de l’axe Ngaoundéré–Touboro–Frontière Tchad.
À moyen terme, le triennat 2027-2029 concentre les ambitions les plus importantes. Les sept projets envisagés, évalués à 506,15 milliards de FCFA, doivent permettre de développer 449,37 km de nouvelles routes bitumées, de réhabiliter 236 km de chaussées et trois ouvrages d’art. Les axes Paro–Tignère, Tignère–Mayo Baléo–Kontcha–Frontière Nigéria et Magba–Banyo–Tibati sont concernés.
Cette transformation repose aussi sur les collectivités territoriales. Entre 2023 et 2026, le Conseil régional de l’Adamaoua a reçu 2,268 milliards de FCFA du MINTP pour l’entretien de 410,84 km de routes et la construction de 20 mètres linéaires d’ouvrages d’art. Dans les communes, 15,328 milliards de FCFA ont été transférés entre 2018 et 2026 aux 21 collectivités de la région. À l’horizon 2029, le défi sera de transformer ces programmations en infrastructures livrées, afin de désenclaver davantage l’Adamaoua et de renforcer ses connexions avec les autres pôles économiques du pays. Les échanges commerciaux seront renforcés.
Esther Grace



