À mi-parcours du Plan de Travail Annuel (PTA) 2026, la Division des Ouvrages d’Art du ministère des Travaux publics affiche des résultats encourageants avec sept projets ayant atteint leurs objectifs. L’évaluation, menée en juillet 2026, révèle toutefois des retards sur plusieurs autres chantiers.
Le réseau routier camerounais poursuit sa transformation au rythme des grands ouvrages qui structurent les territoires. À mi-juillet 2026, la Division des Ouvrages d’Art du ministère des Travaux publics (MINTP) fait état d’une performance contrastée dans l’exécution de son portefeuille annuel. Sur les 28 projets inscrits au Plan de Travail Annuel (PTA) 2026, sept ont atteint les objectifs fixés à mi-parcours, confirmant l’avancement de plusieurs infrastructures destinées à améliorer la mobilité, le désenclavement des bassins de production et la résilience du réseau routier national.
Parmi les réalisations les plus avancées figure le pont sur le fleuve Nyong à Malombo. Achevé, l’ouvrage devrait être livré avec neuf mois d’avance sur le délai contractuel prévu. Les travaux du pont sur la rivière Mahe, le remplacement des buses par des dalots sur la Nationale 3 (phase 3, lot 1), la protection des berges du Mayo-Limani ainsi que la construction des ponts de Nchiayang, Ngalla et Bafut-Wum affichent également un niveau d’exécution jugé satisfaisant par les autorités.
Ces performances interviennent dans un programme plus large visant à renforcer les infrastructures de franchissement du pays. Sur les 28 projets recensés, deux se trouvent encore au stade de préparation technique et financière. Il s’agit notamment de la construction du deuxième pont sur la Bénoué, associé à une voie de contournement de 11,7 kilomètres, ainsi que du programme de réalisation de quatre ponts métalliques dans le cadre de la coopération entre le Cameroun et l’Espagne.
Mais le bilan à mi-parcours met également en lumière plusieurs points de vigilance. Huit projets en cours d’exécution n’ont pas atteint les objectifs attendus au premier semestre. Les difficultés identifiées concernent notamment une mobilisation insuffisante de certaines entreprises, des retards dans les procédures de contractualisation, la notification tardive des missions de maîtrise d’œuvre, le règlement de certains décomptes ainsi que des contraintes sécuritaires dans certaines zones d’intervention. Des problèmes techniques liés à l’exécution de certains ouvrages ont également été relevés.
Face à ces écarts de performance, le ministre des Travaux publics a demandé une série de mesures correctives afin d’améliorer le rythme des chantiers. Parmi les orientations prescrites figurent l’inspection systématique des ouvrages de plus de 70 mètres linéaires pour anticiper les besoins de réhabilitation, l’accélération des procédures administratives, la signature rapide des ordres de service de démarrage, le renforcement du suivi des entreprises et l’augmentation des équipes mobilisées sur le terrain.
Au-delà des projets en cours, la Division des Ouvrages d’Art prépare déjà les prochaines interventions. Des études sont engagées pour l’inspection détaillée du pont sur le fleuve Sanaga à Ebebda ainsi que d’autres ouvrages de grande portée. Une démarche qui traduit la volonté des autorités de passer d’une logique de réparation à une politique davantage préventive, destinée à préserver durablement le patrimoine routier camerounais.
Esther Grace



