De gauche à droite : Léandre Bassolé, Directeur général de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Afrique centrale et Emmanuel Nganou Djoumessi, Ministre des Travaux publics du Cameroun.
Dans un contexte où les infrastructures routières constituent un levier majeur de compétitivité et d’intégration régionale, Yaoundé et la Banque africaine de développement renforcent leur coordination. La réunion du 17 juin 2026 s’inscrit dans une dynamique de suivi rapproché du portefeuille routier, avec un accent mis sur la fluidification des décaissements et la réduction des lenteurs administratives.
Autour du ministre Emmanuel Nganou Djoumessi et de Léandre Bassolé, les équipes techniques ont passé en revue plusieurs projets structurants. En tête, le pont sur le fleuve Logone, infrastructure stratégique pour les échanges entre le Cameroun et le Tchad. Les discussions ont porté sur le traitement des décomptes en attente, dont la régularisation conditionne la continuité des travaux et la stabilité des entreprises mobilisées.
Autre axe prioritaire : Ngaoundéré-Garoua, corridor essentiel pour le transport des biens dans la partie septentrionale du pays. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement de la contractualisation des missions de contrôle, étape déterminante pour garantir la qualité d’exécution et la conformité des travaux de reconstruction.
Le projet Edéa-Kribi, lui, reste stratégique pour le désenclavement du Port autonome de Kribi et le développement de la zone industrielle et portuaire du littoral. Les deux parties ont évalué les procédures en cours avant le démarrage effectif des travaux, avec l’ambition de réduire les délais de mise en œuvre.
Dans la région de l’Extrême-Nord, les projets financés avec l’appui de partenaires européens ont également été examinés. Les discussions ont mis l’accent sur la nécessité d’accélérer le règlement des décomptes et de sécuriser les circuits financiers afin d’éviter toute interruption des chantiers en cours.
Au terme des échanges, plusieurs mesures ont été arrêtées : accélération des procédures administratives, sécurisation des paiements en attente et renforcement du suivi technique. L’objectif est clair : améliorer la performance globale du portefeuille routier et garantir une exécution plus rapide sur le terrain.
Pour le ministre des Travaux publics, cette coopération avec la BAD demeure un pilier essentiel de la modernisation des infrastructures nationales. Il a salué la constance de l’institution financière et réaffirmé la volonté du gouvernement d’améliorer la gouvernance des projets publics.
De son côté, Léandre Bassolé a réitéré l’engagement de la Banque africaine de développement à accompagner le Cameroun dans la mise en œuvre de ses projets structurants. Il a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination technique afin d’accélérer les résultats et renforcer l’impact des investissements.
Cette rencontre confirme la place centrale des infrastructures routières dans la stratégie de développement du Cameroun. Dans un contexte marqué par l’essor du Port de Kribi et les ambitions d’intégration régionale de la CEMAC, l’accélération des chantiers apparaît plus que jamais comme un levier majeur de transformation économique.



