À Bamenda, principal pôle économique du Nord-Ouest camerounais, le chantier de modernisation de la traversée urbaine poursuit progressivement sa montée en puissance. Au 24 mai 2026, le projet atteint un taux d’exécution physique de 34,7 %, traduisant une progression continue malgré des interruptions ponctuelles d’activités sur le terrain.
Les travaux de dégagement des emprises couvrent désormais près de 6 kilomètres sur les 6,5 kilomètres prévus, tandis que les terrassements généraux atteignent 5,4 kilomètres. Cette phase reste essentielle pour la transformation de cet axe urbain en corridor moderne à deux fois deux voies, destiné à fluidifier la circulation et renforcer les échanges économiques dans la région.
Sur le volet routier, les opérations de chaussée affichent également des avancées notables. Les équipes techniques ont déjà réalisé 3,8 kilomètres de couche de forme, 3,1 kilomètres de plateforme et 3 kilomètres de couche de fondation. Ces travaux préparent la future phase de revêtement, considérée comme décisive pour améliorer durablement la mobilité urbaine dans cette ville confrontée à une forte congestion routière.
Les travaux d’assainissement progressent parallèlement. Plus de 5 540 mètres linéaires de caniveaux préfabriqués ont été réalisés, dont 3 750 mètres déjà posés. Ce dispositif apparaît stratégique dans une ville régulièrement confrontée aux inondations et aux dégradations précoces des routes pendant les saisons de pluies.
Concernant les ouvrages hydrauliques, 13 structures sont déjà achevées sur les 20 prévues, tandis que trois autres restent en cours de réalisation. La préfabrication des dalots de dimension 1,5 × 1,5 mètre atteint 240 mètres linéaires sur un objectif global de 308 mètres. Quant aux opérations de déplacement des réseaux électriques, hydrauliques et télécoms, elles sont exécutées à 50 %.
Au-delà de sa dimension routière, cette infrastructure constitue un enjeu économique majeur pour le Cameroun. Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation des corridors urbains et de désenclavement des bassins économiques régionaux. Dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires et le ralentissement des investissements dans le Nord-Ouest, le chantier apparaît également comme un signal de relance économique et de présence institutionnelle renforcée.
Avec un niveau d’exécution désormais supérieur au tiers des travaux programmés, le chantier entre progressivement dans une phase plus visible pour les populations locales. Le principal défi reste désormais le maintien du rythme d’exécution, dans un environnement encore soumis aux contraintes climatiques, logistiques et sécuritaires.



