Sous le soleil matinal de Pouma, les engins de déforestation ont ouvert les premiers couloirs sur l’emprise destinée à la future autoroute Yaoundé–Douala. La descente effectuée le 8 avril 2026 a permis de constater l’avancée tangible des travaux et la satisfaction des riverains, nombreux à observer le déploiement des machines. Les habitants voient dans cette infrastructure un levier de développement et un accélérateur de mobilité entre les deux plus grandes villes du pays.
Lors de cette visite de terrain, le chef de service du marché a insisté sur la nécessité de maintenir un rythme soutenu dans les opérations, tout en lançant parallèlement les études topographiques indispensables à la phase suivante. Il a rappelé que l’objectif reste de respecter les délais fixés dans le chronogramme et d’assurer la continuité des travaux, malgré les contraintes logistiques.
Depuis le lancement officiel des travaux le 27 mars 2026, plus de 3 kilomètres d’emprise ont été déforestés, et environ une centaine de riverains ont été indemnisés sur les 11 kilomètres concernés, facilitant ainsi l’accès aux zones de chantier. Cette indemnisation représente un aspect crucial pour sécuriser les transactions foncières locales et garantir la coopération des populations avec le projet. Les équipes du LABOGENIE et celles de CFHEC ont réaffirmé leur engagement à avancer rapidement tout en respectant les normes environnementales et sociales.
À Akok Logba, premier adjoint au chef du village, M. Nyom Pouhé Joseph, a exprimé sa reconnaissance au Chef de l’État pour ce projet, soulignant la joie des habitants face aux retombées économiques et à l’amélioration de l’accès aux marchés et services. Selon lui, l’autoroute représente non seulement un progrès infrastructurel mais aussi une opportunité pour sécuriser les zones foncières touchées par le tracé et valoriser le patrimoine local.
Au-delà des aspects techniques, ce chantier illustre la manière dont les grands projets d’infrastructure peuvent renforcer la confiance entre l’État, les entreprises et les populations, en combinant développement économique, sécurité foncière et dialogue social. L’avancée des travaux sur le terrain laisse entrevoir une phase 2 qui, tout en respectant les impératifs environnementaux, contribuera à moderniser durablement la liaison routière la plus stratégique du Cameroun.



