(lavoixdesentreprises.info) – La convention de partenariat signée entre Cyrus Ngo’o, directeur général du Port Autonome de Douala (PAD), et Evariste Elundou Onana, Administrateur général de Douala Port Container Solution S.A., pour la réalisation de cet ouvrage sur une superficie de 25 hectares, vise à moderniser les infrastructures portuaires tout en générant près de 1 200 emplois.
Ce 15 mai 2025, le Port de Douala-Bonaberi, pilier du commerce maritime en Afrique centrale, a franchi une étape importante avec la signature d’une convention entre Cyrus Ngo’o et Evariste Elundou Onana. Cette collaboration marque le lancement d’un projet ambitieux : la création d’une plateforme logistique de 25 hectares, spécifiquement dédiée à la gestion des conteneurs vides. Ce développement stratégique intervient à un moment crucial, alors que le port fait face à des défis croissants liés à l’augmentation du trafic maritime et à la nécessité d’optimiser l’espace de stockage.
Le coût total de cette initiative s’élève à 50,4 milliards FCFA, un investissement qui s’inscrit dans un cadre plus large de modernisation des infrastructures portuaires. En effet, le Port de Douala-Bonaberi, l’un des plus fréquentés d’Afrique centrale, cherche à améliorer la fluidité du trafic et à renforcer ses capacités logistiques. Ce projet est donc un élément clé du programme stratégique de rénovation et d’extension du port, visant à répondre aux exigences croissantes du commerce international.
Les bénéfices de cette nouvelle zone logistique sont multiples. À terme, le port prévoit la création de 200 emplois directs et 1 000 emplois indirects, offrant ainsi des perspectives d’emploi dans la région du Littoral. De plus, les projections financières indiquent un revenu attendu de 220 milliards FCFA durant l’ensemble de la période d’exploitation de cette plateforme. Ces chiffres témoignent de l’impact économique positif que pourrait avoir ce projet dans la ville de Douala, déjà en pleine expansion.
La gestion des conteneurs vides constitue un enjeu majeur pour les ports modernes. Avec l’augmentation des volumes de fret, le traitement efficace de ces conteneurs est essentiel pour éviter les congestions et améliorer les délais de transit. La nouvelle plateforme vise donc à rationaliser ce processus, permettant une meilleure rotation des conteneurs et une utilisation optimale des espaces portuaires.
En outre, ce projet s’inscrit dans un contexte où le Port de Douala-Bonaberi cherche à se positionner comme un hub logistique incontournable en Afrique. Avec des infrastructures vieillissantes nécessitant modernisation, cette initiative représente une opportunité de rattraper le retard par rapport à d’autres ports de la région, tout en répondant aux normes internationales en matière de logistique portuaire.
Les acteurs économiques et les entreprises de la région accueillent ce développement avec enthousiasme, espérant que cette nouvelle zone logistique attirera davantage d’investissements et dynamisera le commerce local. Les autorités portuaires, de leur côté, s’engagent à mettre en œuvre ce projet dans les meilleurs délais, avec des objectifs clairs de performance et d’efficacité.
Pour rappel, la création de cette plateforme de 25 hectares au Port de Douala-Bonaberi représente une avancée majeure dans la gestion des conteneurs vides et la modernisation des infrastructures portuaires. Par son ampleur et son potentiel économique, ce projet pourrait bien redéfinir la logistique maritime en Afrique centrale, tout en contribuant au développement socio-économique de la région. Dans un environnement de commerce mondial de plus en plus compétitif, la capacité du Port de Douala à s’adapter et à innover sera déterminante pour son avenir.
Raphaël Mforlem



