Les nouveaux forages pétroliers et la montée en puissance des infrastructures gazières pourraient offrir un nouvel élan aux entreprises parapétrolières de la République du Congo. Dans sa note de conjoncture publiée en 2026, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) anticipe une accélération de l’activité économique régionale, portée notamment par le secteur privé et le regain des activités extractives. Pour le Congo, la contribution à la progression de l’indice composite des activités économiques de la CEMAC passerait de 0,3 point au deuxième trimestre à 0,9 point au troisième.
Cette perspective s’appuie d’abord sur la reprise des opérations pétrolières. La BEAC relève qu’au deuxième trimestre, la mise en production de nouveaux forages et la campagne conduite par Perenco sur le champ offshore de Tchibouela Est ont contribué à accroître les volumes extraits. Au-delà de la production de brut, ces opérations sollicitent toute une chaîne de prestataires : services de forage, maintenance, équipements, transport spécialisé et interventions techniques. Leur activité dépend toutefois du rythme des investissements et du niveau de commandes des opérateurs pétroliers.
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Le gaz constitue l’autre relais de croissance. Développé par Eni Congo, le projet Congo LNG a franchi une étape importante en février 2026 avec le premier chargement de gaz naturel liquéfié issu de sa deuxième phase. Les deux unités flottantes de liquéfaction, Tango et Nguya, portent la capacité totale du projet à 3 millions de tonnes par an, soit l’équivalent de 4,5 milliards de mètres cubes de gaz. Cette montée en capacité ouvre des perspectives pour les entreprises intervenant dans le traitement, les installations offshore, la maintenance et la logistique industrielle.
À l’échelle régionale, le Congo gagnerait ainsi du terrain parmi les contributeurs à l’activité économique. Selon la BEAC, l’indice composite des activités économiques de la CEMAC a progressé de 5,9 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2026, après 5,1 % au premier. Pour le troisième trimestre, l’institution monétaire prévoit une accélération à 8,5 %. La contribution congolaise attendue de 0,9 point dépasserait celle du Gabon, estimée à 0,4 point, mais resterait derrière le Cameroun (+5,5 points) et le Tchad (+1,9 point).
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Cette dynamique reste néanmoins exposée à des contraintes opérationnelles. La banque centrale souligne que les difficultés d’approvisionnement énergétique et les obstacles logistiques continuent d’alourdir les coûts d’exploitation et de peser sur la rentabilité des entreprises, notamment au Congo. Pour les prestataires parapétroliers, la concrétisation des perspectives dépendra donc de la poursuite des forages, de la montée en régime des installations gazières et de la capacité à maîtriser ces coûts. Les prévisions de la BEAC signalent une opportunité de croissance, sans garantir qu’elle se traduira uniformément dans les comptes des entreprises.
Sorelle Ninguem



