À la tête d’OGAR Assurances et d’OGAR Vie, Félix Mabende Issembé prend désormais les commandes de la Fédération gabonaise des sociétés d’assurances, de réassurances et de micro-assurances (FEGASA). Élu le 8 octobre 2026, il succède à Stephen Moussirou, appelé à rejoindre la holding BGFIBank Corporation. Son arrivée intervient dans un secteur qui doit moderniser ses pratiques, améliorer le traitement des sinistres et renforcer l’accès aux produits d’assurance.
Formé à l’Institut international des assurances (IIA) de Yaoundé, le nouveau président a construit sa carrière au sein d’OGAR Vie, où il a notamment exercé comme directeur d’exploitation avant d’en devenir directeur général en 2021, en remplacement d’Aimé Ombiene, parti à la retraite. Sa responsabilité à la tête des deux compagnies du groupe lui confère une connaissance des branches vie et non-vie, deux segments aux évolutions contrastées.
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En 2025, le marché gabonais a enregistré environ 144,57 milliards de FCFA de primes émises, contre 145,46 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 0,61 %. Cette évolution globale masque le recul de l’assurance dommages, dont les primes ont diminué de 3,68 %, à 103,24 milliards de FCFA, tandis que l’assurance-vie a progressé de 7,97 %, pour atteindre 41,33 milliards. La branche non-vie concentre ainsi près de 71,4 % du marché.
Parmi les dossiers prioritaires de son mandat figure le déploiement du Pool TPV, dédié aux risques liés aux véhicules terrestres à moteur. La dématérialisation des attestations d’assurance automobile constitue un autre chantier annoncé pour le quatrième trimestre 2026. Ces évolutions doivent faciliter les contrôles et contribuer à la lutte contre la fraude. La fédération devra également poursuivre la consolidation des conventions professionnelles, notamment la Convention d’indemnisation directe (CID), afin de fluidifier le règlement des sinistres.
Au-delà de ces réformes, la profession entend défendre la sécurité juridique des compagnies et le respect de l’obligation de domiciliation locale des risques. L’élargissement de la couverture assurantielle reste également un enjeu, notamment à travers la microassurance et des produits mieux adaptés aux revenus modestes ainsi qu’aux opérateurs du secteur informel. Pour Félix Mabende Issembé, le défi sera de renforcer l’efficacité du marché tout en encourageant une diffusion plus large de l’assurance dans l’économie gabonaise.
Sorelle Ninguem



