Poignée de main entre Emmanuel Nganou Djoumessi et les responsables de l’entreprise CGCOC a Maroua.
Dans l’Extrême-Nord du Cameroun, la dynamique des infrastructures routières franchit une étape décisive. En mission de terrain le 30 mai 2026, le ministre des Travaux publics a évalué l’état d’avancement du chantier de la section Carrefour Bogo–Guirvidig, confiée à l’entreprise chinoise CGCOC, ainsi que les aménagements de voiries dans les villes de Bogo et Maroua.
Sur le corridor principal long de 32,86 km, les travaux affichent une exécution quasi complète. La chaussée est entièrement réalisée, tout comme les 5 km de voiries urbaines à Bogo et les 6,5 km à Maroua. Les ouvrages hydrauliques prévus dans le projet ont également été achevés, un élément déterminant dans une région régulièrement exposée aux risques d’inondation saisonnière.
Selon les données techniques communiquées lors de la visite, le taux d’avancement physique global du projet atteint environ 80 %, pour une consommation des délais estimée à 96 %. Malgré des contraintes financières liées au non-paiement des décomptes depuis janvier 2025, l’entreprise CGCOC a maintenu un rythme soutenu d’exécution, permettant de préserver la continuité du chantier.
Les travaux restants concernent essentiellement les finitions : assainissement de certains tronçons, mise en place du revêtement final, stabilisation et protection des talus, ainsi que la signalisation horizontale et verticale. Ces interventions devraient permettre la livraison complète de l’infrastructure dans les prochains mois.
Le projet s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Secteur des Transports, Phase II, qui vise à désenclaver les zones rurales et à renforcer les liaisons entre les centres économiques de l’Extrême-Nord. Au-delà de la route elle-même, les économies réalisées sur le marché ont permis de financer des travaux complémentaires, notamment des ouvrages de protection contre les inondations et l’extension de certaines voiries secondaires à Bogo.
Pour les autorités, cette infrastructure représente un levier majeur de transformation locale. Elle améliore la circulation des biens et des personnes entre les localités de la région et facilite l’accès aux services sociaux de base. Elle devrait également contribuer à fluidifier les échanges commerciaux dans un espace marqué par une forte activité agro-pastorale.
En saluant la performance de CGCOC, le ministère des Travaux publics a souligné la qualité d’exécution et la résilience de l’entreprise face aux contraintes financières. À terme, la mise en service complète de cette section routière est appelée à renforcer l’intégration territoriale et à soutenir le développement économique dans l’Extrême-Nord.



