Travaux sur la Route Maroua–Bogo–Pouss
Sur le terrain, la dynamique s’accélère sur l’axe Maroua–Bogo–Guirvidig. Après l’achèvement de la chaussée principale longue de 32,860 km et la réalisation de 5 km de voiries à Bogo, CGCOC Group aborde désormais la dernière phase du projet : la mise en œuvre du béton bitumineux, étape clé pour la durabilité de l’infrastructure.
Le lot 1 comprend également 6,2 km de voiries urbaines à Maroua, où les équipes poursuivent les opérations de revêtement. Selon les données techniques du chantier arrêtées au 16 mai 2026, les travaux affichent un taux d’exécution de 88,90 % pour les terrassements, 87,49 % pour la chaussée et 63,84 % pour les ouvrages d’assainissement. Le taux global d’avancement est établi à 78,48 %, pour une consommation des délais contractuels de 95,31 %.
Dans un contexte climatique contraignant, marqué par l’approche de la saison des pluies dans l’Extrême-Nord, les équipes de CGCOC Group intensifient les opérations afin de finaliser les enrobés avant la dégradation des conditions météorologiques. Sur le chantier, la cadence est maintenue pour éviter tout ralentissement susceptible d’affecter le calendrier d’exécution.
Ce projet structurant, piloté par le ministère des Travaux publics, s’inscrit dans la politique nationale de désenclavement des régions septentrionales. L’axe Maroua–Bogo–Pouss est considéré comme stratégique pour le transport des biens et des personnes, notamment dans les bassins agricoles et commerciaux de la région.
En parallèle, le lot 2 confié à XCCG Xinjiang Communication Consulting Group enregistre un rythme d’exécution plus lent, avec un taux d’avancement global de 41,32 %, affecté par des contraintes financières et logistiques. Cette disparité souligne les écarts de performance entre les différents intervenants sur le corridor routier.
À terme, les autorités espèrent la livraison d’une infrastructure capable de renforcer la connectivité régionale et de soutenir le développement économique local, dans une zone où les routes conditionnent fortement l’activité socio-économique.



