Dans une atmosphère solennelle, la Direction générale de l’APME a donné le ton d’une nouvelle gouvernance centrée sur la rigueur, la redevabilité et la culture du résultat. Face aux administrateurs et aux responsables institutionnels, le Directeur général a insisté sur la portée stratégique des nominations, qu’il inscrit dans une refondation du mode de fonctionnement de l’agence et dans une exigence accrue de performance.
Créée pour accompagner le développement des petites et moyennes entreprises, l’APME occupe une place structurante dans l’économie nationale. Les PME représentent plus de 90 % du tissu entrepreneurial formel au Cameroun et constituent un moteur essentiel de création d’emplois et de valeur ajoutée. Dans ce dispositif, le Conseil d’administration fixe les grandes orientations stratégiques, tandis que la Direction générale assure leur mise en œuvre opérationnelle, avec une obligation croissante de résultats mesurables et d’impact concret.
Le Directeur général a rappelé que l’Agence a accompagné, au cours de la dernière décennie, plusieurs milliers d’entreprises à travers ses mécanismes de formalisation, d’incubation et de formation. Les Centres de Formalités de Création d’Entreprises, les Centres d’Accompagnement des PME et divers programmes de financement et de renforcement de capacités ont permis d’élargir l’accès à l’entrepreneuriat, notamment auprès des jeunes et des femmes, malgré un environnement parfois contraignant.
Au cœur de cette réforme, la gouvernance interne est appelée à évoluer en profondeur. Le Conseil d’administration est présenté comme le garant du pilotage stratégique et du contrôle de performance, tandis que la Direction générale insiste sur une administration plus agile, disciplinée et orientée vers les résultats. L’organigramme révisé vise à clarifier les responsabilités, fluidifier la chaîne de décision et renforcer la cohérence des actions sur le terrain.
Dans un contexte de transformation numérique accélérée, l’APME accélère également la digitalisation de ses services : enregistrement en ligne des entreprises, formation à distance, gestion numérisée des données et modernisation des antennes régionales. Selon les estimations de la Banque mondiale, la digitalisation des services publics peut améliorer significativement l’efficacité administrative dans les pays en développement, tout en réduisant les délais et les coûts de traitement.
Au-delà des réformes structurelles, le message adressé aux responsables nommés est clair : chaque fonction implique désormais une responsabilité de résultats. Le suivi-évaluation sera renforcé afin de mesurer la performance individuelle et collective, dans une logique de transparence et d’impact sur les PME.
Dans cette dynamique, l’APME entend consolider son rôle d’acteur central de la transformation économique du Cameroun. En misant sur la discipline organisationnelle, la montée en compétences et l’innovation numérique, l’institution ambitionne de contribuer à la compétitivité des entreprises et à la vision nationale d’émergence à l’horizon 2035.



