(LVDE) — L’alliance Smart Africa renforce son action en faveur du développement des compétences numériques sur le continent. En marge du Mobile World Congress, organisé du 2 au 5 mars 2026 à Barcelone en Espagne, l’organisation a conclu un accord avec le gouvernement gabonais pour déployer un programme de formation aux métiers du digital. L’initiative prévoit notamment la création au Gabon de la Smart Africa Digital Academy (SADA), une structure destinée à accompagner la montée en compétences des citoyens et des agents publics dans les technologies numériques.
Le Gabon s’engage dans une nouvelle dynamique de transformation numérique à travers un partenariat stratégique avec l’alliance Smart Africa. Signé à l’occasion du Mobile World Congress 2026, l’un des plus grands rendez-vous mondiaux consacrés aux technologies mobiles, cet accord vise à renforcer les compétences digitales et à soutenir l’essor de l’économie numérique dans le pays.
Au cœur de cette coopération figure la mise en place de la Smart Africa Digital Academy (SADA), un programme de formation qui sera déployé sur le territoire gabonais pour une durée initiale de cinq ans. Cette académie sera hébergée par le Centre gabonais de l’innovation (CGI), qui aura pour mission d’assurer la coordination et la mise en œuvre opérationnelle des activités de formation.
L’objectif principal consiste à préparer les talents locaux aux exigences croissantes du marché du numérique. Les programmes prévus couvriront plusieurs domaines liés aux technologies de l’information et de la communication. Ils comprendront des sessions de renforcement des capacités, des formations spécialisées, des ateliers thématiques ainsi que des cours en ligne ouverts au grand public grâce à des plateformes d’apprentissage numérique.
L’initiative ne s’adresse pas uniquement aux jeunes ou aux professionnels du secteur privé. Elle vise également les agents de l’administration publique, dont les compétences numériques devront être renforcées afin d’accompagner la modernisation des services de l’État. En développant la maîtrise des outils digitaux au sein de l’administration, les autorités gabonaises entendent améliorer l’efficacité des services publics et encourager l’intégration des technologies innovantes dans la gestion des politiques publiques.
La création de cette académie intervient dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à réduire le déficit de compétences dans le domaine du numérique. Selon différentes analyses de la Banque mondiale et de la Commission économique pour l’Afrique, ce manque de talents spécialisés constitue l’un des principaux obstacles au développement de l’économie digitale sur le continent. Pourtant, les projections indiquent que le secteur pourrait générer des millions d’emplois en Afrique à l’horizon 2030, à condition que les investissements dans la formation et l’innovation soient renforcés.
Fondée en 2013, l’alliance Smart Africa rassemble aujourd’hui plus de quarante États africains ainsi que plusieurs organisations internationales et partenaires privés. Son ambition est d’accélérer la transformation numérique du continent en favorisant l’accès aux technologies, le développement de l’entrepreneuriat digital et la formation de compétences adaptées aux nouvelles réalités économiques.
Pour le Gabon, l’implantation de la Smart Africa Digital Academy représente un levier stratégique pour structurer son écosystème numérique. En formant une nouvelle génération de professionnels capables de maîtriser les technologies émergentes, les autorités espèrent stimuler l’innovation locale, favoriser la création de startups technologiques et renforcer l’attractivité du pays dans l’économie numérique africaine.
Au-delà de la formation, cette initiative pourrait également contribuer à dynamiser l’écosystème technologique national et à positionner le Gabon comme un acteur actif de la transformation digitale en Afrique centrale, dans un contexte où les compétences numériques deviennent un facteur clé de compétitivité économique.
Sorelle Ninguem



