(LVDE) — Dans le cadre de la modernisation de ses installations, le Port Autonome de Douala (PAD) renforce le contrôle technique de ses infrastructures. L’autorité portuaire prévoit un partenariat avec Hydrac, filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), afin d’assurer la fiabilité, la conformité et la sécurité de ses grands projets structurants.
Le Port Autonome de Douala accélère sa stratégie de sécurisation technique alors que plusieurs projets majeurs sont en cours de réalisation dans ses installations. Le PAD projette de formaliser une coopération avec Hydrocarbures, Analyses et Contrôles (Hydrac) pour superviser la qualité et la maîtrise technique de ses infrastructures. L’annonce a été faite le 27 février 2026 par le directeur général, Cyrus Ngo’o, lors d’une visite d’évaluation des chantiers portuaires.
Selon le directeur général, ce partenariat vise à intégrer Hydrac dès la conception des ouvrages jusqu’à leur réception finale. L’objectif est de garantir la solidité des structures, le respect des normes internationales et la réduction des risques techniques dans un environnement logistique fortement sollicité. Le port de Douala, principal hub maritime du Cameroun et porte d’entrée commerciale vers l’Afrique centrale, voit chaque année transiter des millions de tonnes de marchandises vers l’hinterland.
Initialement spécialisée dans l’inspection pétrolière, activité cruciale pour les terminaux énergétiques, Hydrac dispose d’un savoir-faire étendu : mesurage des cargaisons, scellage des conteneurs pétroliers et analyse des pertes lors des transbordements. Créée en 1982 pour protéger les intérêts économiques du Cameroun dans les transactions pétrolières, la société a élargi ses compétences aux contrôles techniques des constructions, analyses en laboratoire, surveillance environnementale et formations techniques.
Le partenariat s’inscrit également dans la modernisation d’infrastructures structurantes, dont la construction d’une centrale électrique de 300 MW pour sécuriser l’alimentation énergétique et la rénovation du terminal de pêche et du terminal vraquier. Ces projets s’inscrivent dans la stratégie nationale d’amélioration de la compétitivité logistique, alors que plus de 80 % du commerce extérieur du pays transite par le port de Douala.
Pour le PAD, l’enjeu dépasse la simple maintenance technique. Il s’agit de renforcer la confiance des investisseurs, d’optimiser la performance des opérations portuaires et de positionner Douala comme un hub maritime de référence en Afrique centrale. Dans un contexte où les ports africains rivalisent pour attirer le commerce régional, la qualité des infrastructures et la fiabilité technique sont désormais des leviers clés de compétitivité.
Raphael Mforlem



