Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, face à la presse.
Au Palais des Congrès de Yaoundé, les petites et moyennes entreprises étaient au centre de toutes les attentions. À l’occasion de la deuxième édition de sa journée spéciale organisée dans le cadre de PROMOTE 2026, le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA) a choisi de placer l’accompagnement entrepreneurial au cœur de son action publique. Une démarche qui traduit la volonté des pouvoirs publics de faire des PME un levier majeur de croissance, de création d’emplois et de transformation économique.
Selon les données officielles, les PME représentent plus de 99 % du tissu entrepreneurial camerounais et contribuent de manière significative à l’emploi et à la production de richesses. Pourtant, nombre d’entre elles continuent de faire face à des contraintes liées à l’accès au financement, à la formalisation, à la formation managériale ou encore à la modernisation de leur outil de production.
C’est précisément pour répondre à ces défis que le MINPMEESA a réuni près de 300 participants à cette journée d’échanges. Entrepreneurs, porteurs de projets, artisans, responsables de coopératives et acteurs de l’économie sociale ont ainsi pu découvrir les différents mécanismes publics conçus pour soutenir leur développement.
Dans son allocution, le ministre des PME, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat a souligné l’importance de rapprocher davantage l’administration des opérateurs économiques. Selon lui, l’accès à l’information constitue l’un des facteurs essentiels de compétitivité des entreprises, au même titre que l’accès aux financements ou à l’accompagnement technique.
Au cœur des échanges figuraient plusieurs institutions stratégiques placées sous la tutelle du ministère. L’Agence de Promotion des PME (APME), la Banque Camerounaise des PME ainsi que divers partenaires institutionnels ont détaillé leurs offres de services. Celles-ci couvrent notamment l’assistance à la création d’entreprise, le montage de projets, l’élaboration de plans d’affaires, le renforcement des capacités, l’encadrement technique et l’accès aux financements.
L’une des principales attractions de cette édition a été la mise en place de « cliniques PME ». À travers ces consultations personnalisées, les entrepreneurs ont pu exposer leurs difficultés à des experts et bénéficier de conseils pratiques adaptés à leurs réalités. Une formule particulièrement appréciée par les participants en quête de solutions concrètes à leurs problématiques quotidiennes.
Le ministère a également mis en avant plusieurs innovations destinées à renforcer la proximité avec les populations. Parmi elles figure le bus-école de l’APME, un dispositif mobile de formation et d’accompagnement conçu pour desservir les zones rurales et périurbaines. L’initiative vise à démocratiser l’accès à l’information entrepreneuriale au-delà des grands centres urbains.
La dimension stratégique de la rencontre s’est matérialisée à travers une table ronde consacrée aux enjeux du développement des PMEESA. Experts, universitaires et responsables administratifs y ont analysé les défis liés à l’amélioration du climat des affaires, à la modernisation de l’appareil productif et à l’accroissement de la compétitivité des entreprises camerounaises dans un environnement économique de plus en plus concurrentiel.
Au-delà des présentations institutionnelles, plusieurs entrepreneurs accompagnés par les programmes du ministère ont partagé leurs expériences. Ces témoignages ont permis d’illustrer concrètement les retombées des politiques publiques en matière de création d’entreprises, de formalisation et de développement d’activités génératrices de revenus.
Organisée sous le thème de PROMOTE 2026, « Entreprises privées et environnement des affaires : quels repères face aux défis économiques nationaux et internationaux ? », cette journée confirme la volonté du gouvernement de renforcer l’écosystème entrepreneurial national. Dans un contexte marqué par la recherche de nouveaux moteurs de croissance, les PME, les acteurs de l’économie sociale et les artisans apparaissent plus que jamais comme des piliers de la diversification économique et du développement durable du Cameroun.



