Le chantier routier du septentrion change d’échelle. Autour du ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, les équipes-projets ont passé en revue, le 23 septembre à Yaoundé, l’état d’avancement de 18 opérations à financement conjoint. L’exercice vise à identifier les blocages et à arrêter les mesures permettant de maintenir les travaux dans les délais.
Au cœur de cette revue figure la reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua. Sur 242 km, six sections sont concernées, de Ngaoundéré à l’entrée du village Ouro André, puis jusqu’au pont sur la Bénoué. Le projet relève du Programme d’Appui au Secteur des Transports, phase IV, cofinancé par l’État et la Banque africaine de développement. Le programme mobilise 222 milliards de FCFA et comprend aussi des infrastructures connexes et un appui au secteur privé.
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Dans l’Adamaoua et le Nord, l’enjeu dépasse l’amélioration de la circulation. L’axe constitue un maillon du corridor économique Douala-N’Djamena, essentiel aux échanges de marchandises, à l’accès aux bassins de production et à la mobilité des entreprises. Pour les opérateurs économiques, la régularité des liaisons pèse sur les coûts et les délais logistiques.
Plus au nord, la revue englobe les sections Maroua-Moutourwa, Magada-Guidiguis et Guidiguis-Yagoua, ainsi que plusieurs tronçons du corridor Mora-Dabanga-Kousséri : Mora-Tchakamari, Tchakamari-Waza, Waza-Zigague, Zigague-Kabo II, le pont sur le Mayo Elbeid à Tildé et Tildé-Kousséri, avec la voie de contournement de Kousséri en 2×2 voies. Le portefeuille réunit des chantiers à des niveaux d’exécution différents.
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Certains projets approchent de leur achèvement, d’autres affichent une progression satisfaisante, tandis que les opérations récemment engagées nécessitent un suivi rapproché. Le MINTP entend concentrer les efforts sur les contraintes susceptibles de ralentir les entreprises, les missions de contrôle ou la mobilisation des moyens sur le terrain.
L’enjeu est désormais de convertir la revue en décisions opérationnelles. Pour les entreprises du Grand-Nord, la performance de ces corridors se mesure à la réduction des ruptures logistiques, à une circulation plus prévisible des biens et à un accès plus régulier aux marchés. La fluidité des échanges demeure un enjeu clé ici.
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Esther Grace



