Le mouvement s’accélère en Afrique centrale. Après la BEAC, qui a rejoint le système en juillet au nom des six pays de la CEMAC, la Banque centrale du Congo (BCC) vient d’intégrer à son tour le dispositif. Signé à Nairobi par son gouverneur André Wameso Nkualoloki, l’accord inscrit la RDC dans une infrastructure conçue pour fluidifier les paiements transfrontaliers africains.
Pour les entreprises, l’enjeu est concret. Le PAPSS permet de régler des transactions transfrontalières en monnaies africaines, en limitant le recours aux devises tierces et à des intermédiaires extérieurs au continent. Cette architecture doit contribuer à raccourcir les circuits de paiement, réduire les coûts et améliorer la traçabilité des flux, notamment pour les opérateurs engagés dans le commerce intra-africain.
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L’adhésion congolaise intervient quelques semaines après celle de la BEAC. Le 9 juillet, la banque centrale de la CEMAC avait rejoint le PAPSS, ouvrant à son réseau bancaire un accès à cette infrastructure continentale. L’opérationnalisation avec la BEAC doit se poursuivre jusqu’à la fin de 2026. Les échanges entre les six économies de la CEMAC et leurs partenaires africains peuvent ainsi progressivement s’appuyer sur cette infrastructure.
Pour la RDC, cette connexion s’inscrit dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). La BCC estime qu’elle doit faciliter les règlements, renforcer l’interconnexion de son système national de paiement et accompagner l’intensification des échanges.
Le chantier ne se limite toutefois pas au PAPSS. À Nairobi, la BCC a également signé un mémorandum avec les banques centrales de la Communauté d’Afrique de l’Est sur la convertibilité des monnaies et le rapatriement des devises. Cette coopération vise à faciliter les transactions entre opérateurs de la sous-région.
Pour les entreprises camerounaises et celles de la CEMAC, l’enjeu dépasse la seule modernisation des infrastructures bancaires. L’entrée successive de la BEAC et de la BCC dans le PAPSS élargit les possibilités de corridors de paiement en Afrique centrale, alors que les banques centrales renforcent l’intégration financière du continent.
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Tressy Chouente



