Vingt-cinq ans après son arrivée sur le marché camerounais, Ecobank revendique une place qui dépasse désormais celle d’un simple acteur bancaire. Plusieurs milliers de milliards de FCFA de financements mobilisés, près de 1 000 emplois directs et 95 % de capital camerounais dessinent le bilan d’une implantation que le groupe veut inscrire au cœur de l’économie nationale.
Selone Gwendoline Abunaw, directrice générale d’Ecobank Cameroun et du cluster CEMAC, « Depuis 25 ans, l’histoire d’Ecobank a été inséparable de celle du Cameroun ». L’offre s’est diversifiée autour de la digitalisation, de l’inclusion financière et de l’accompagnement des entreprises. Banque mobile, USSD, retraits sans carte, paiements par QR code et banque par agents figurent parmi les solutions mises en avant. La gamme comprend également les transferts instantanés intra-africains et les offres destinées aux femmes entrepreneures via Elevate.
Le chiffre le plus singulier concerne le capital. Ecobank Cameroun affirme que près de 95 % de son actionnariat est détenu par des investisseurs camerounais. Un ancrage local revendiqué par une banque appartenant à un groupe panafricain présent dans 36 pays. « Autant panafricains que nous sommes, nous sommes également et fièrement camerounais », résume Gwendoline Abunaw. La ventilation détaillée de cet actionnariat n’est toutefois pas communiquée.
L’emploi constitue l’autre pilier du bilan. Ecobank revendique près de 1 000 emplois directs, dont la moitié occupée par des collaborateurs comptant plus de dix ans d’ancienneté. Plus de 2 000 jeunes auraient bénéficié de stages ou de programmes pour jeunes diplômés. Selon la banque, plus de 80 % des établissements commerciaux opérant au Cameroun comptent au moins un ancien collaborateur d’Ecobank à un poste de direction.
L’empreinte dépasse les effectifs. Plus d’un milliard de FCFA aurait été consacré à des initiatives communautaires en 25 ans. Environ 1 000 entreprises et fournisseurs participent chaque année à l’écosystème de la banque.
Pour la suite, Ecobank entend capitaliser sur son réseau panafricain pour connecter davantage les entreprises camerounaises aux marchés du continent. L’enjeu sera de transformer cet ancrage local et son expérience du financement en nouveaux relais de croissance.
Fabrice Tatissson



