Le changement de gouvernance ne marque pas une rupture, mais plutôt une volonté de continuité stratégique chez United Bank for Africa (UBA). Depuis le 21 août, Emmanuel N. Nnorom a officiellement pris la présidence du conseil d’administration du groupe bancaire panafricain, succédant à Tony O. Elumelu, arrivé au terme de la durée maximale de douze ans prévue par la réglementation de la Banque centrale du Nigeria pour les administrateurs non exécutifs des banques. Le conseil avait désigné son successeur lors de sa réunion du 6 juillet 2026.
Pour UBA, le choix d’Emmanuel Nnorom s’inscrit dans une logique de connaissance approfondie de l’institution. Le nouveau président a passé plus de huit ans au sein du groupe à différents postes de responsabilité. Il a notamment dirigé UBA Africa, avec la supervision des activités dans 18 pays africains, après avoir occupé les fonctions de Group Chief Operating Officer et Group Chief Financial Officer. Son passage par la finance, la gestion des risques et les opérations lui confère une connaissance directe des mécanismes de développement du groupe.
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Le banquier retrouve ainsi une institution dont l’empreinte dépasse largement son marché d’origine. UBA opère aujourd’hui dans 20 pays africains, avec des implantations internationales au Royaume-Uni, aux États-Unis, en France et aux Émirats arabes unis. Le groupe revendique plus de 50 millions de clients et environ 25 000 collaborateurs, deux indicateurs qui donnent la mesure de son changement d’échelle depuis sa transformation en banque panafricaine.
Cette trajectoire constitue précisément l’un des principaux dossiers du nouveau président. Sous Tony Elumelu, UBA a accéléré son déploiement continental, sa transformation numérique et ses initiatives d’inclusion financière. Le changement intervient donc à un moment où le groupe cherche à consolider son modèle de banque intégrée à l’échelle africaine tout en maintenant ses passerelles avec les grands centres financiers internationaux. Pour les entreprises clientes, cette présence constitue un réseau potentiel de financement, de paiements et d’accompagnement du commerce transfrontalier.
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Le profil de Nnorom épouse cette ambition. Expert-comptable agréé, Fellow de l’Institute of Chartered Accountants of Nigeria (ICAN) et membre honoraire du Chartered Institute of Bankers of Nigeria (CIBN), il revendique plus de quatre décennies d’expérience dans la banque, la finance, l’audit et la gouvernance. Il est également ancien dirigeant de Heirs Holdings et de Transnational Corporation of Nigeria (Transcorp), deux expériences qui ont élargi son parcours aux secteurs de l’énergie, de l’hôtellerie, de la santé, de l’immobilier et des technologies.
Son retour intervient aussi dans un contexte où UBA continue d’investir dans la technologie et les services financiers. En juin 2026, le groupe avait notamment été distingué lors des Banker Technology Awards 2026 pour son innovation dans l’intelligence artificielle et avait présenté une version améliorée de son application RedApp. Cette orientation confirme que la transformation numérique demeure un axe important de la stratégie du groupe.
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Pour le nouveau président, l’enjeu sera donc moins de redéfinir le modèle que d’en accompagner la prochaine phase. Gouvernance, innovation, inclusion financière, création de valeur et développement panafricain figurent au cœur de son mandat. Avec une implantation dans 20 marchés africains et quatre centres financiers internationaux, UBA dispose désormais d’une plateforme suffisamment large pour faire de son expansion régionale un levier supplémentaire au service du commerce et de l’investissement africains.
Tressy chouente



