Le chiffre marque un tournant. Avec plus de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires désormais réalisés sur le continent africain, Castel Afrique confirme son statut parmi les principaux groupes industriels et agroalimentaires présents en Afrique. Un seuil symbolique qui témoigne de la solidité d’un modèle fondé sur l’investissement local, l’intégration industrielle et une présence de long terme dans les marchés africains.
Pour Gregory Clerc, CEO du Groupe Castel, cette performance est avant tout le reflet de la confiance des consommateurs africains. Elle résulte d’une combinaison de facteurs : progression des volumes, montée en gamme de certaines offres, diversification du portefeuille produits et amélioration continue des capacités industrielles. Derrière cette croissance se trouvent également des investissements constants dans les infrastructures, les réseaux de distribution et les ressources humaines.
Présent dans plusieurs dizaines de pays africains, le Groupe Castel a progressivement construit un modèle qui privilégie la production locale à l’importation. Dans un contexte marqué par une concurrence croissante et une pression accrue sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, cette stratégie apparaît aujourd’hui comme un avantage compétitif majeur. « Face à une concurrence croissante des produits importés, nous faisons le choix d’investir localement et de créer de la valeur sur place », souligne Gregory Clerc.
L’Afrique centrale figure parmi les zones de croissance les plus prometteuses pour le groupe. Le Cameroun et le Tchad occupent notamment une place stratégique dans cette dynamique. Portés par une démographie dynamique et une demande croissante en produits de qualité, ces marchés offrent d’importantes perspectives de développement. Selon les projections des Nations unies, la population africaine devrait dépasser 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050, renforçant encore le potentiel de consommation du continent.
Au Cameroun, la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), filiale du Groupe Castel, affiche depuis dix ans une croissance moyenne annuelle des volumes de l’ordre de 4 %. Pour soutenir cette progression, l’entreprise a consacré, au cours des trois dernières années, plus de 10 % de son chiffre d’affaires à l’investissement. De nouvelles lignes de conditionnement sont prévues dès 2026 à Garoua, Yaoundé et Koumassi, tandis qu’une nouvelle usine est annoncée à l’horizon 2028.
Cette dynamique s’accompagne d’une politique affirmée d’intégration industrielle. Au Cameroun, la SABC produit déjà localement une partie de ses emballages à travers sa filiale SOCAVER. Depuis le début de l’année 2026, une grande partie des capsules métalliques est également fabriquée sur place, tandis qu’une nouvelle unité de production de bouchons plastiques est annoncée pour 2027. Une stratégie qui permet de renforcer la compétitivité du groupe tout en stimulant le tissu industriel local.
Au-delà de la performance financière, Castel Afrique revendique un impact économique et social durable. Le groupe indique avoir recruté plus de 300 collaborateurs au Cameroun au cours des dix-huit derniers mois et poursuit ses investissements dans la santé, la formation et le bien-être de ses employés. Une approche qui lui a notamment valu d’être distingué à plusieurs reprises comme entreprise socialement responsable sur le marché camerounais.
Pour les dix prochaines années, l’ambition est clairement affichée : faire de Castel Afrique une référence industrielle et agroalimentaire sur le continent. Dans un environnement économique en pleine mutation, le groupe entend renforcer ses investissements, développer les chaînes de valeur locales et accompagner l’émergence d’une industrie africaine plus intégrée, plus compétitive et davantage créatrice de valeur. Le cap des 5 milliards d’euros apparaît ainsi moins comme un aboutissement que comme le point de départ d’une nouvelle phase d’expansion.



