Les files d’attente devant les stations-service et les difficultés à se procurer du gaz domestique continuent de perturber le quotidien des ménages camerounais. Dans un communiqué publié le 1er octobre 2026, TRADEX lève le voile sur les contraintes qui affectent son activité depuis plusieurs mois et détaille les mesures déployées pour rétablir progressivement la disponibilité du gaz butane dans son réseau. L’entreprise publique pointe des insuffisances logistiques qui dépassent son seul périmètre opérationnel et fragilisent l’ensemble de la chaîne nationale de distribution.
À l’origine de ces tensions, deux difficultés structurelles : les capacités nationales de stockage du gaz butane et les limites des infrastructures d’emplissage des bouteilles dans les dépôts de gaz de pétrole liquéfié (GPL). Depuis le début du deuxième trimestre 2026, cette situation se traduit, selon TRADEX, par un décalage persistant entre les besoins quotidiens de son réseau commercial et les volumes effectivement mis à sa disposition. Autrement dit, les quantités disponibles ne permettent plus de satisfaire régulièrement la demande exprimée dans ses points de vente.
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Les efforts engagés par l’opérateur public chargé des dépôts pétroliers et gaziers, notamment pour accroître les capacités de stockage et d’emplissage, n’ont pas encore permis de résorber le déficit. Face à cette contrainte, TRADEX a réorganisé son dispositif d’approvisionnement. La société indique avoir élargi ses partenariats aux centres emplisseurs privés afin de diversifier ses sources de remplissage. Elle a également renforcé sa logistique de distribution et sollicité, à ses frais, des prolongations exceptionnelles des horaires de travail dans les dépôts d’emplissage. Une stratégie destinée à augmenter les volumes disponibles et à accélérer leur acheminement vers les stations-service.
Au-delà de ces mesures d’urgence, l’entreprise entend agir sur les capacités de son propre réseau. Sous l’impulsion de son conseil d’administration, TRADEX a engagé un programme d’investissement consacré au développement de son activité gaz. L’une de ses premières réalisations est déjà visible sur le marché : un peu plus de 300 000 bouteilles neuves et sécurisées ont été mises en circulation depuis le début de l’année 2026. Un déploiement qui positionne l’opérateur parmi les acteurs disposant d’un important parc de bouteilles et vise à faciliter l’accès des consommateurs à ce conditionnement essentiel.
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Cette démarche traduit une volonté de consolider la présence de TRADEX sur un segment stratégique de la consommation domestique. Le gaz butane demeure en effet un produit de première nécessité pour les ménages, tandis que les ruptures d’approvisionnement peuvent rapidement désorganiser les habitudes de consommation et alimenter les tensions dans les circuits de distribution. Pour l’entreprise, l’enjeu consiste donc à préserver la continuité du service malgré les contraintes qui affectent les infrastructures nationales.
TRADEX affirme mobiliser actuellement ses ressources financières et humaines pour accélérer le retour à une situation normale et durable. La société reconnaît les désagréments occasionnés par les attentes dans ses stations et les difficultés rencontrées par les consommateurs dans leur recherche de bouteilles disponibles. Elle assure néanmoins que le gaz domestique reste commercialisé dans son réseau au prix officiel homologué pour chaque localité, affiché sur les totems et dans les espaces de vente des stations-service.
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Reste que le rétablissement durable de l’approvisionnement dépendra aussi de la capacité de l’écosystème national à résorber ses insuffisances de stockage et d’emplissage. La réponse de TRADEX combine ainsi des ajustements logistiques immédiats et des investissements destinés à renforcer son dispositif commercial. Une équation dont l’issue sera déterminante pour la disponibilité de ce produit essentiel sur le marché camerounais.
Fabrice Tatisson



