Au Cap, le Cameroun a mis en avant ses ressources pétrolières et gazières pour attirer de nouveaux investisseurs. Du 12 au 16 octobre 2026, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) a participé à l’African Energy Week (AEW), un rendez-vous continental consacré au financement et au développement du secteur énergétique. Placée sous le thème « Investir dans les énergies africaines : des apports énergétiques abondants et abordables pour l’Afrique », cette édition a servi de vitrine aux ambitions camerounaises dans l’amont pétrolier et la transformation du gaz naturel.
La délégation camerounaise, conduite par Nathalie Moudiki, conseiller n° 2 de la SNH, avec le Haut-Commissaire du Cameroun en Afrique du Sud, Solomon Azoh Mbi, a multiplié les échanges avec les acteurs du secteur. À travers ses conférences, ses audiences et son stand, la société publique a présenté sa nouvelle approche de valorisation des actifs pétroliers nationaux. Plusieurs blocs encore disponibles font actuellement l’objet d’un processus d’attribution, désigné sous le terme de Licensing Round. L’objectif est d’intéresser des partenaires capables d’apporter des capitaux, des compétences techniques et des solutions pour développer le potentiel des ressources camerounaises.
L’un des principaux leviers de cette offensive est le nouveau cycle d’attribution lancé en marge de l’événement. Selon les informations présentées à l’African Farmout Forum, six blocs sont proposés aux investisseurs dans trois bassins sédimentaires : Ndian River et Bakassi dans le Rio del Rey, Kombe-Nsepe et Bomono dans le bassin Douala/Kribi-Campo, ainsi que Zina et Makary dans le Logone Birni. Les offres sont attendues jusqu’au 28 mai 2027, pour des résultats annoncés en juin 2027.
La SNH a également mis en avant l’initiative RG2D-NUBIATECH, pour « Refinery Gas to Data », qui entend valoriser le gaz naturel afin d’alimenter des centres de données et de soutenir l’émergence de nouvelles zones économiques. Cette approche élargit les perspectives au-delà de l’extraction : elle associe ressources gazières, infrastructures numériques et développement industriel. Les modalités de financement, le calendrier de mise en œuvre et les capacités envisagées n’ont toutefois pas été précisés dans les informations disponibles.
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L’enjeu est important pour un secteur confronté au renouvellement de ses réserves et à la nécessité d’attirer de nouveaux capitaux. La production pétrolière camerounaise est estimée à environ 50 000 barils par jour, selon S&P Global, tandis que le nouveau cycle d’exploration vise à relancer l’investissement. Pour la SNH, la participation à l’AEW doit désormais se traduire par des partenariats concrets, capables de transformer les ressources du sous-sol en activités industrielles, en recettes publiques et en opportunités économiques.
Anatole Bidias



