À la Dibamba, la lutte contre les embouteillages sur la Nationale 3 entre dans une nouvelle phase. Depuis le 13 octobre, l’entreprise CFHEC pose des pavés sur un tronçon particulièrement dégradé, longtemps à l’origine de ralentissements entre Édéa et Douala. L’objectif est de stabiliser la chaussée sur ce point sensible avant la reconstruction plus large de la section routière.
Le dispositif repose sur une chaussée rigide destinée à mieux résister aux contraintes du trafic. Avant la pose, l’entreprise a constitué un stock de pavés sur le site, préparé le lit de sable et procédé au scellement des longrines de blocage. Les pavés de revêtement ont également été soumis à des essais de résistance à la traction. Ces opérations techniques doivent contribuer à la tenue de l’aménagement dans une zone soumise à une circulation soutenue.
Au premier jour de mise en œuvre, environ 40 mètres linéaires avaient déjà été recouverts, sur un total prévu de 300 mètres. Ce traitement ponctuel doit améliorer la praticabilité du passage et limiter les perturbations qui affectent régulièrement les usagers. Son efficacité dépendra toutefois de la qualité de l’exécution, de la résistance du revêtement et de l’entretien de la chaussée.
L’intervention ne se limite pas à la Dibamba. L’entreprise et la mission de contrôle poursuivent le repérage des zones dégradées entre Édéa et la Dibamba. Sept sections critiques ont été identifiées. Les travaux ont commencé sur la première, située après Logbadjeck, sur environ 200 mètres. Cette approche par points sensibles vise à traiter progressivement les secteurs qui pénalisent le plus la circulation.
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En parallèle, les équipes réalisent des réparations de nids-de-poule au moyen d’un enduit superficiel tricouche. Ces interventions doivent maintenir la route praticable pendant que se poursuit le traitement des zones prioritaires. Pour les transporteurs, les entreprises de logistique et les autres usagers, la réduction des ralentissements sur cet axe est un enjeu de temps et de coûts. La pose des pavés constitue une étape de stabilisation ; elle ne remplace pas la reconstruction annoncée de la section Édéa-Douala.
Esther Grace



