À GreenSprings Digital University, la cérémonie a marqué le début du parcours de dix bacheliers. La SNK Foundation leur consacre 50 millions FCFA, soit cinq millions par étudiant. La prise en charge comprend scolarité, logement, équipement informatique, couverture santé et allocation mensuelle. Le dispositif entend lever les obstacles financiers à l’accès aux études supérieures.
Les lauréats ont été retenus parmi 549 candidats, selon le président-fondateur Steven Nbienou Kouadjo. Ils se formeront notamment à l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la science des données, le génie logiciel, le cloud et la robotique. Ahmadou Ahidjo, venu de Ngaoundéré et titulaire de 16/20 au baccalauréat, a témoigné de l’importance de cette aide. La fondation annonce aussi mentorat et stages. Selon le fondateur, le jury indépendant a retenu les candidats au mérite, sans recommandation ni intervention extérieure.

Cette cohorte constitue le premier jalon de la SNK Innovation Academy, axe du « Pentagone SNK », vision stratégique 2026-2030 de la fondation. En juin, l’organisation avait annoncé 30 bourses : dix orientées vers les technologies et vingt ouvertes à d’autres filières. Le programme associe mérite académique, accès aux études et développement des compétences scientifiques au Cameroun.
La fondation prépare aussi une SNK Innovation University à Esse. L’établissement projeté doit former des ingénieurs capables d’appliquer les technologies émergentes à des enjeux concrets : éducation, infrastructures, inclusion, réinsertion et entrepreneuriat. Aucun calendrier détaillé ni budget global n’a été communiqué. Le projet vise à renforcer la capacité africaine à concevoir ses propres solutions technologiques.
Pour les entreprises, l’enjeu est celui des compétences : l’IA, la cybersécurité et l’ingénierie peuvent élargir les viviers de recrutement et soutenir l’innovation locale. Le mentorat et les stages devront faciliter le passage de la formation à l’emploi. L’impact se mesurera à l’insertion des boursiers et aux solutions développées. À Esse, la prochaine étape sera de concrétiser l’ambition universitaire par des infrastructures, des programmes et des partenariats durables.
Amelie Yandal



