À Yaoundé, la Fondation Orange Cameroun veut transformer la formation en capacité de production. Le 27 août, elle a remis au ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) des équipements professionnels : machines à broder, surjeteuses, matériel de coupe, équipements de cuisine et outils numériques. Ils doivent renforcer les filières du textile, de l’hôtellerie-restauration, du secrétariat et du numérique.
L’enjeu est économique : une formation reste difficilement convertible en revenu sans équipements et débouchés. Selon la Fondation, la dotation vise l’insertion de 30 jeunes femmes et pourrait toucher indirectement environ 650 personnes. Les bénéficiaires sont notamment issues des CPFF de Kaélé, Ngomedzap, Garoua-Boulaï, Ebolowa et Kumba.
Lire aussi : PROMOTE 2026 : Orange Cameroun, plus qu’un opérateur, un partenaire de la transformation numérique
Cette opération prolonge le programme Maisons Digitales, lancé en 2015 avec le MINPROFF. Le partenariat s’appuie sur 23 structures à travers le pays, dédiées à l’inclusion numérique et à l’autonomisation économique. En janvier 2026, la Fondation avait déjà annoncé une dotation de 31 millions de FCFA pour cinq nouvelles Maisons Digitales et le renforcement des structures existantes. Plus de 10 000 femmes avaient alors bénéficié des formations du programme.
Pour Orange Cameroun, l’objectif est de franchir le cap entre compétence et activité. Catherine Reine Mbengon, directrice de la Communication et de la RSE, résume l’ambition : faire d’une compétence « une activité, un revenu, une entreprise ». Le défi sera toutefois celui du suivi : accès au marché, financement des consommables, gestion et accompagnement détermineront l’impact réel.
Lire aussi : INNOVATION : Orange Cameroun transforme le smartphone en télé de poche avec « Max it TV »
Pour Orange comme pour l’administration, le modèle est désormais celui de la formation, de l’équipement et de l’accompagnement. L’efficacité devra se mesurer aux activités créées, aux revenus générés et aux entreprises consolidées. À cette condition, les 21 millions de FCFA pourront devenir un véritable investissement productif au service des femmes et des jeunes filles.
Fabrice Tatisson



