De gauche à droite : Renaud Picard, Directeur général adjoint du Grand Port Maritime de Bordeaux, et Cyrus NGO'O, Directeur général du Port Autonome de Douala (PAD).
Le Port Autonome de Douala consolide son ouverture à l’international. Le 9 juillet 2026, son Directeur général, Cyrus NGO’O, et le Directeur général adjoint du Grand Port Maritime de Bordeaux, Renaud Picard, ont renouvelé l’accord-cadre de coopération qui lie les deux établissements depuis le 11 mars 2019. La cérémonie, organisée au siège du PAD, a également réuni Mathilde Virlois, coordinatrice de la coopération entre Bordeaux Métropole, la Ville de Bordeaux et la Communauté urbaine de Douala.
Au-delà du caractère protocolaire, cette reconduction marque une nouvelle étape dans les relations entre les deux autorités portuaires. Elle traduit une volonté commune d’intensifier les échanges de savoir-faire et d’accompagner les profondes mutations du secteur maritime. Depuis sept ans, ce partenariat est devenu un instrument de transfert de compétences et de modernisation des pratiques portuaires.
Les nouveaux axes de coopération couvrent des domaines stratégiques : gestion portuaire, dragage, relations ville-port, communication, marketing portuaire, développement des échanges commerciaux et renforcement des capacités des personnels. L’objectif est d’améliorer la qualité des services, la fluidité des opérations et l’attractivité des deux plateformes dans un environnement logistique de plus en plus concurrentiel.
Pour le Port Autonome de Douala, cette coopération s’inscrit dans une stratégie globale de transformation. Modernisation des infrastructures, digitalisation des procédures, amélioration de la gouvernance et sécurisation des opérations figurent parmi les principaux chantiers engagés ces dernières années. L’entreprise publique a adopté un budget d’environ 244 milliards de FCFA pour l’exercice 2026 afin de poursuivre ses investissements structurants.
Premier complexe portuaire du Cameroun, le port de Douala-Bonabéri concentre l’essentiel des échanges maritimes du pays et assure également le transit des marchandises destinées au Tchad et à la République centrafricaine. Son rôle demeure déterminant dans les chaînes d’approvisionnement de la CEMAC, alors que les flux commerciaux continuent de progresser sous l’effet de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
De son côté, le Grand Port Maritime de Bordeaux apporte une expertise reconnue dans la gestion des ports estuariens, la logistique multimodale, le développement durable et l’aménagement des interfaces ville-port. Situé sur l’estuaire de la Gironde, il traite chaque année plusieurs millions de tonnes de marchandises et développe des solutions innovantes pour accompagner la transition écologique du transport maritime.
Le renouvellement de cet accord intervient dans un contexte de forte compétition entre les grands ports du golfe de Guinée. Face à la montée en puissance de nouvelles infrastructures portuaires en Afrique centrale, le PAD entend renforcer sa compétitivité grâce à des partenariats internationaux capables d’accélérer le transfert de technologies, l’innovation et la montée en compétence de ses équipes.
En consolidant leur alliance, le Port Autonome de Douala et le Grand Port Maritime de Bordeaux affichent une ambition commune : construire des plateformes portuaires plus performantes, plus résilientes et davantage connectées aux grandes routes du commerce international. Une orientation qui confirme le rôle croissant de la coopération internationale dans la transformation des entreprises portuaires africaines.
Anatole Bidias



