(LVDE) – Le 6 août 2025, une délégation de haut niveau, incluant l’Ambassadeur de l’Union européenne et le Haut-Commissaire du Royaume-Uni au Cameroun, a visité Camrail pour évaluer l’avancement du projet de renouvellement de la voie ferrée entre Bélabo et Ngaoundéré, un projet crucial pour le développement économique du pays.
Le mercredi 6 août dernier, Camrail a accueilli une visite de travail de Son Excellence Jean Marc Châtaigner, Ambassadeur de l’Union européenne au Cameroun, accompagné de Son Excellence Matt Woods, Haut-Commissaire du Royaume-Uni, ainsi que de Arielle Nkodo, Conseillère Forêts et Développement durable. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi du projet de renouvellement de la voie ferrée reliant Bélabo à Ngaoundéré, un projet d’envergure financé par l’Union européenne par l’intermédiaire de la Banque Européenne d’Investissement (BEI).
La délégation de Camrail, dirigée par Hamadou Bakary, Directeur Général Adjoint Opérations, a présenté les avancées du projet. Parmi les responsables présents figuraient Jacques Fansi, Directeur du Projet PQ2, et Elie-Bersot Evina, Directeur des installations fixes. Jacques Fansi a détaillé que les dossiers d’appels d’offres sont en cours de finalisation selon le calendrier établi par la BEI et l’Agence Française de Développement. Le lancement des appels d’offres est prévu entre le second semestre 2025 et le premier semestre 2026, et le début des travaux est fixé au premier semestre 2027.
Ce projet de renouvellement est crucial pour le développement économique de la région. En optimisant le transport ferroviaire, il permettra un acheminement plus efficace des marchandises, réduira les coûts logistiques et contribuera à diminuer l’empreinte carbone, le rail émettant entre 30 et 40 % de gaz à effet de serre en moins par rapport au transport routier. Cela renforcera également la compétitivité des entreprises locales, un aspect fondamental dans un contexte économique en mutation.
Les retombées de ce projet ne se limiteront pas à l’amélioration des infrastructures. Les travaux devraient générer des milliers d’emplois, tant directs qu’indirects, dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics, ainsi que dans la fourniture de matériaux et les services connexes. En facilitant les échanges commerciaux entre le Nord et le Sud du pays, ce projet favorisera également l’intégration régionale, un enjeu stratégique pour le Cameroun.
Jean Marc Châtaigner a souligné l’engagement de l’Union européenne : « Ma présence ici témoigne de notre soutien à Camrail. Nous avons fait le trajet de Yaoundé à Ngaoundéré par train pour mesurer les enjeux du projet. Le rail est essentiel pour désenclaver notre pays, et nous avons mobilisé des fonds significatifs via la BEI pour accompagner cette initiative. »
De son côté, Matt Woods a souligné l’importance d’une collaboration continue. « Nous restons attentifs aux opportunités d’investissement. J’ai bien noté le besoin exprimé concernant le financement de nouvelles voitures voyageurs. Les échanges que nous avons établis constituent une base solide pour envisager ce soutien. En tant que Haut-Commissaire, il est de mon devoir de transmettre ces besoins aux autorités britanniques compétentes. »
Les récents chiffres indiquent que le projet de renouvellement de la voie ferrée entre Bélabo et Ngaoundéré représente un investissement stratégique pour le Cameroun. Ce projet est perçu non seulement comme un vecteur de développement économique, mais également comme un moyen de moderniser le transport ferroviaire dans le pays, qui a besoin d’infrastructures fiables pour soutenir sa croissance.
Raphael Mforlem



