(lavoixdesentreprises.info) – Ce projet infrastructurel annoncé par le gouvernement ghanéen vise à réduire la dépendance du pays aux carburants liquides et espère diminuer de moitié la facture énergétique annuelle, estimée à plus d’un milliard de dollars.
Tout récemment, le gouvernement ghanéen a donné son feu vert à la construction d’une nouvelle usine de traitement de gaz naturel. Cette initiative vise à diminuer la dépendance du pays aux carburants liquides, tout en stabilisant les dépenses énergétiques. Selon des informations diffusées le 15 mai 2025, le ministère de l’Énergie a souligné que le Ghana ambitionne de réduire de moitié sa facture annuelle en carburants liquides, estimée à plus d’un milliard de dollars.
Pour le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, ce projet représente une chance unique pour le Ghana d’assurer son avenir énergétique. Il a précisé que cela pourrait générer jusqu’à 500 millions de dollars d’économies tous les deux ans sur les coûts énergétiques. En mettant l’accent sur l’exploitation des ressources gazières locales, « cette usine devrait principalement alimenter les centrales thermiques et soutenir la production industrielle, tout en réduisant les pertes financières liées à la non-utilisation du gaz naturel, évaluées à 151 millions de dollars chaque année », d’après le ministre de l’Énergie, John Abdulai Jinapor.
Dans un contexte économique marqué par de fortes tensions budgétaires, le gouvernement a pris des mesures pour accélérer la réalisation de ce projet crucial. Un comité interministériel a été constitué pour superviser la construction et l’exploitation de l’usine. Ce comité regroupe des représentants de divers ministères, de la Ghana Gas Company, de la GNPC et du secteur privé, assurant ainsi une approche collaborative et efficace.
L’exécutif ghanéen mise beaucoup sur cette initiative non seulement pour stabiliser le coût de production de l’électricité, mais aussi pour renforcer la résilience du système énergétique du pays. La confiance des investisseurs, mise à mal depuis 2019 par une baisse continue de l’attractivité du secteur, pourrait également être restaurée grâce à ce projet. En consolidant les infrastructures gazières, le Ghana espère créer un environnement plus favorable pour les investissements dans le secteur énergétique et, par conséquent, stimuler la croissance économique.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large d’assurer une transition énergétique durable et de diversifier les sources d’énergie. Le Ghana, en misant sur ses ressources gazières, souhaite non seulement réduire ses coûts, mais également favoriser un développement énergétique plus respectueux de l’environnement. Les retombées de cette initiative pourraient ainsi s’avérer bénéfiques tant sur le plan économique qu’écologique, renforçant la position du Ghana en tant qu’acteur clé dans le domaine énergétique en Afrique de l’Ouest.
Sorelle Ninguem



