(lavoixdesentreprises.info) – L’atelier national dédié à l’import-substitution, orchestré par le Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC), qui a rassemblé près de 500 participants, principalement des entrepreneurs et des acteurs du commerce extérieur, dans un objectif commun : promouvoir l’autonomie économique, a été ouvert le 2 avril 2025, par le ministre des Petites et Moyennes Entreprises.
La capitale camerounaise, Yaoundé, a accueilli le 2 avril 2025, un événement majeur pour l’économie locale : l’atelier national sur l’import-substitution, lancé par le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III. Organisé par le Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC), cet atelier s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer les capacités des Petites et Moyennes Entreprises (PMEs) et des acteurs locaux. Le thème retenu, « L’import-substitution : Au cœur de la transformation structurelle de l’économie camerounaise et de la Sous-région Cemac », souligne l’importance cruciale de cette stratégie pour le développement économique durable.
Près de 500 participants, regroupant principalement des entrepreneurs et des professionnels du commerce extérieur, ont répondu présents. Leur engagement témoigne d’une volonté collective d’explorer les opportunités offertes par la politique d’import-substitution, qui vise à réduire la dépendance aux produits importés en favorisant la production locale. Dans son discours d’ouverture, Auguste Mbappe Penda, Directeur Général du CNCC, a insisté sur l’impératif pour les acteurs économiques de s’approprier cette politique.
L’atelier a débuté par une leçon inaugurale animée par le Pr Henry Ngoa Tabi, un expert reconnu en économie. Sa présentation a jeté les bases des discussions à venir, en mettant en lumière les enjeux et les défis liés à l’import-substitution. Les participants ont également eu l’opportunité d’écouter d’autres spécialistes issus de divers ministères et organismes, tels que le Minepia, le Minepat, le Minader, Gecam et la Cemac. Ces interventions ont enrichi les débats et permis d’aborder les différentes dimensions de l’import-substitution.
L’importance de cet atelier réside dans sa capacité à créer un espace d’échange et de partage d’expériences. Les acteurs locaux ont pu discuter des meilleures pratiques et des stratégies à adopter pour maximiser les bénéfices de l’import-substitution. En outre, cet événement offre une plateforme pour renforcer les synergies entre les différents acteurs économiques, favorisant ainsi une collaboration accrue entre le secteur public et le secteur privé.
Les enjeux de l’import-substitution sont multiples. D’une part, elle permet de favoriser l’émergence d’une industrie locale compétitive, capable de répondre aux besoins du marché national. D’autre part, elle vise à créer des emplois durables et à dynamiser le tissu économique local. Les participants ont ainsi été invités à réfléchir sur les moyens concrets d’implémenter cette politique dans leurs activités respectives.
Cet atelier national représente une étape importante dans le processus de transformation de l’économie camerounaise. Il témoigne de l’engagement des autorités à soutenir le développement des PMEs et à promouvoir une économie plus autonome, moins dépendante des importations. À l’issue de cette première journée, les discussions se poursuivront, permettant aux participants de développer des idées innovantes et des solutions adaptées aux réalités du terrain.
Anatole Bidias


