La SEMC a réalisé 5,5 milliards de FCFA de chiffre d’affaires au premier semestre 2026, en recul de 2,2 %. Son bénéfice net est tombé de 660,3 à 105,7 millions. Pour cette société cotée à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), productrice de Tangui et Vitale, l’enjeu est de convertir ses ventes en résultats.
Le résultat d’exploitation est passé de 983,7 à 291,3 millions de FCFA, soit une baisse de 70,4 %, pour seulement 123 millions de ventes en moins. La marge d’exploitation a chuté de 17,5 % à 5,3 %, et la marge nette de 11,74 % à 1,92 %. Sur 100 FCFA de chiffre d’affaires, le bénéfice représente moins de 2 FCFA, contre près de 12 un an auparavant.
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La société attribue ce recul à la maintenance pluriannuelle de ses lignes de conditionnement, qui aurait réduit production et volumes vendus, tout en augmentant les frais d’entretien. Elle cite aussi la baisse de la marge brute, la taxe environnementale et le recours accru aux groupes électrogènes lors des coupures d’électricité. Aucun montant ne permet d’isoler chaque facteur.
L’incidence fiscale reste difficile à mesurer. La loi de finances 2026 a réorganisé certains prélèvements sur les emballages non retournables au sein de la taxe environnementale. Le Code général des impôts prévoit 5 FCFA par unité pour certaines catégories, dans la limite de 5 % de la valeur du produit. Faute de données sur les volumes concernés, l’impact pour la SEMC demeure inconnu.
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Cette contre-performance rompt avec 2025, année où la SEMC a dégagé 840,7 millions de FCFA de bénéfice net selon SYSCOHADA, contre 772,3 millions en 2024, pour 10,43 milliards de chiffre d’affaires. Au premier semestre 2024, ses ventes atteignaient 5,48 milliards et son bénéfice 535,3 millions. Les ventes restent proches, mais le bénéfice a été divisé par plus de six en un an.
Sur un marché concurrentiel et sensible aux prix, la SEMC veut récupérer les volumes perdus, mieux distribuer ses marques et réduire ses coûts. Cotée depuis 2006, elle ne donne aucune prévision chiffrée pour 2026. La suite dépendra de sa capacité à rétablir la production sans rogner davantage ses marges.
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Amélie Yandal



