Visite des chantiers structurants de PAD par la presse.
A Douala, le Port Autonome expose désormais à visage ouvert l’ampleur de sa mutation. Le 23 avril 2026, journalistes, reporters et techniciens de l’information ont parcouru pendant plusieurs heures les sites emblématiques d’un port en pleine transformation. Dès l’accueil à l’auditorium de la Douala Port Security, les équipes ont présenté les fondements du Schéma Directeur de Développement 2020-2050, véritable feuille de route qui structure la modernisation engagée depuis plusieurs années.
Sur le terrain, la visite donne à voir une succession de réalisations concrètes. À l’entrée de Youpwè, l’élargissement de la Nationale n°3 et l’aménagement progressif d’un parking de 50 000 m² traduisent une volonté claire : fluidifier les flux logistiques. Les nouvelles voies de desserte et de contournement, notamment dans la zone d’Essegue, participent à la reconfiguration des accès portuaires et à l’amélioration de la circulation des marchandises.
Plus loin, le quai Boscam en réhabilitation témoigne des efforts d’assainissement avec l’enlèvement d’une cinquantaine d’épaves. Au parc à bois, le nouveau quai polyvalent améliore déjà les cadences de traitement. Le terminal à conteneurs, entièrement modernisé, illustre cette montée en gamme, renforcée par le chantier du poste à quai 17, symbole d’une dynamique d’expansion accélérée.
Cette transformation s’accompagne de performances en hausse. Au premier trimestre 2026, le trafic en transit atteint 501 367 tonnes, contre 456 805 tonnes un an plus tôt, soit une progression de 10 %. Cette évolution est soutenue par une croissance de 19 % des exportations et une augmentation de 5 % des débarquements.
Sur une période plus longue, la tendance reste favorable. Entre 2020 et 2025, le volume du transit est passé de 866 060 tonnes à près de 1,97 million de tonnes, correspondant à une croissance annuelle moyenne de 15 %. Le nombre d’escales de navires suit la même trajectoire, tandis que le port conserve une position dominante avec 83 % du trafic en transit national, loin devant le port de Kribi.
À ces performances s’ajoutent des investissements structurants : silos modernes, magasins cales, centre d’archives, sécurisation des installations et réhabilitation du port de pêche. L’ensemble contribue à renforcer la fiabilité et la compétitivité de la plateforme.
En ouvrant ses chantiers à la presse, le PAD ne se contente pas de communiquer : il affirme sa montée en puissance dans un environnement régional de plus en plus concurrentiel. Cette dynamique traduit l’ambition de consolider son statut de hub logistique majeur en Afrique centrale, au service des échanges commerciaux et du développement économique.
Fabrice Tatisson



