Sur le tracé de la future route Ebolowa-Akom II-Kribi, la libération des emprises se précise à mesure que progresse l’identification des personnes concernées par le projet. Au 20 octobre 2026, 1 768 personnes avaient été recensées sur les 135 premiers kilomètres de l’itinéraire. Parmi elles, 1 285 figurent déjà dans le décret d’indemnisation, tandis que 476 autres constituent de nouveaux cas potentiels à examiner. Ces données marquent une étape importante dans la préparation du chantier, dont le démarrage effectif dépend notamment de la finalisation des procédures financières et sociales.
Cette opération s’inscrit dans le plan d’action de réinstallation destiné à encadrer les conséquences du projet sur les populations et les biens situés dans les emprises routières. L’identification des personnes affectées doit permettre de vérifier les situations individuelles, de déterminer les droits à compensation et de préparer la libération des terrains nécessaires aux travaux. La distinction entre les personnes déjà inscrites dans le décret et les nouveaux cas potentiels reste essentielle : le recensement ne signifie pas que toutes les personnes identifiées sont automatiquement éligibles à une indemnisation.
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Longue d’environ 179 km, la route Ebolowa-Akom II-Kribi doit améliorer les liaisons entre plusieurs localités du Sud et faciliter les échanges avec le complexe portuaire de Kribi. Le projet, dont le coût est estimé à environ 160 milliards de FCFA, est confié à l’entreprise ICM Construction Limited pour une durée prévisionnelle de 36 mois. Son financement comprend notamment un prêt garanti de 130,4 milliards de FCFA mobilisé avec Standard Chartered Bank et UK Export Finance.
Le calendrier demeure toutefois lié à la mise en vigueur de l’accord de prêt signé en mai 2026. Le 21 octobre, les bailleurs ont indiqué qu’une dizaine de jours supplémentaires pourrait être nécessaire pour achever les formalités préalables. Cette étape conditionne notamment le versement de l’avance de démarrage et le financement des indemnisations. Sur le terrain, ICM poursuit entre-temps les études géotechniques, l’aménagement de la base-vie et de la base technique, ainsi que les opérations nécessaires au maintien de la circulation.
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L’enjeu est désormais de clarifier les dossiers restant à examiner et de sécuriser les compensations avant la libération des emprises concernées. Le suivi des paiements, le traitement des éventuelles contestations et la transparence des procédures seront déterminants pour limiter les retards et préserver les intérêts des personnes affectées. Les données publiées au 20 octobre ne précisent pas le montant global des indemnisations déjà versées ni le calendrier de paiement des bénéficiaires. Ces informations permettront de mesurer plus concrètement l’avancement du volet social du projet.
Esther Grace



