Abakal Mahamat, directeur général de BGFIBank Cameroun, et Kate Fotso, PDG de Telcar Cocoa, paraphent les clauses du partenariat.
Dans un contexte marqué par la volonté des pouvoirs publics d’accélérer la transformation structurelle de l’économie, la signature de cette convention de financement apparaît comme un signal fort en faveur de l’industrialisation. Au siège de BGFIBank Cameroun, les deux parties ont scellé un partenariat stratégique qui ouvre la voie à la réalisation d’un complexe industriel d’envergure à Souza, localité située non loin de Douala, principal hub économique du pays.
Porté par Telcar Cocoa, entreprise historiquement positionnée dans la filière cacao, ce projet marque une étape importante dans la diversification de ses activités. L’infrastructure annoncée devrait abriter une unité de production de boissons, répondant aux standards environnementaux et aux exigences actuelles en matière de durabilité. À travers cet investissement, l’entreprise entend élargir son champ d’intervention industrielle tout en contribuant à la montée en gamme de la production locale.
Au-delà de son caractère industriel, l’initiative présente un impact socio-économique significatif. Les projections font état de la création d’environ 450 emplois directs dès la mise en service de l’usine, auxquels s’ajouteraient près de 3 000 emplois indirects. Ces opportunités concerneront notamment les chaînes d’approvisionnement, la logistique, la distribution et les services connexes, renforçant ainsi le tissu économique local.
Pour BGFIBank Cameroun, cette opération s’inscrit dans une stratégie claire de financement des secteurs productifs. Au fil des années, l’établissement bancaire a orienté une part croissante de ses crédits vers l’agriculture, l’industrie de transformation et les infrastructures, considérés comme des leviers essentiels de croissance. Cette approche vise à soutenir des projets à fort impact, capables de générer de la valeur ajoutée et de réduire la dépendance du pays aux importations.
Le choix du secteur des boissons illustre d’ailleurs cette dynamique. Au Cameroun, la demande en produits transformés ne cesse de croître sous l’effet de l’urbanisation et de l’évolution des habitudes de consommation. Selon les données de l’Institut national de la statistique, une part importante de ces produits est encore importée, creusant le déficit commercial. Le développement d’unités industrielles locales apparaît dès lors comme une réponse concrète à la politique d’import-substitution promue par les autorités.
En s’engageant dans ce projet structurant, Telcar Cocoa et BGFIBank Cameroun participent à la consolidation d’un écosystème industriel plus résilient. Cette initiative traduit également la montée en puissance d’acteurs privés nationaux dans la transformation économique du pays, dans un environnement où les besoins en investissements productifs restent considérables.
À travers cette nouvelle unité industrielle, le Cameroun franchit ainsi une étape supplémentaire vers la diversification de son appareil productif. Entre création d’emplois, valorisation locale des ressources et réduction des importations, le projet de Souza s’inscrit pleinement dans les ambitions de développement industriel du pays.



