(LVDE) — Dans un environnement économique tchadien encore marqué par des contraintes budgétaires et des besoins pressants en investissements publics, l’Agence Française de Développement (AFD) vient de concrétiser un appui financier de 9,8 milliards FCFA. Cette enveloppe vise à soutenir les finances publiques et à relancer plusieurs projets structurants considérés comme essentiels à la dynamique de croissance durable du pays.
Depuis le 25 février 2026, un sentiment d’espoir accompagne la signature d’une convention financière de 15 millions d’euros, soit environ 9,8 milliards FCFA, entre l’Agence Française de Développement (AFD) et la République du Tchad. Cette opération combine appui budgétaire direct et financement de projets de développement, répondant simultanément aux besoins immédiats de trésorerie de l’État et aux défis structurels de transformation économique.
Dans les milieux économiques et administratifs, cette convention est perçue comme un signal de confiance internationale envers la trajectoire économique et politique du Tchad. Selon des sources gouvernementales, ce financement accompagne les efforts de consolidation fiscale engagés par le pays après plusieurs années de volatilité des recettes issues du secteur pétrolier, qui demeure un pilier majeur du budget national. D’après la Banque mondiale, les économies fortement dépendantes des hydrocarbures sont particulièrement vulnérables aux fluctuations des cours mondiaux, d’où la nécessité de diversifier les sources de revenus et de renforcer la résilience économique.
L’intervention de l’AFD s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération avec des bailleurs bilatéraux et multilatéraux visant à réduire les déséquilibres budgétaires tout en soutenant des projets à fort impact social. Les secteurs prioritaires concernent notamment l’agriculture durable, l’accès à l’eau potable, l’éducation, la santé ainsi que l’électrification rurale. Ces domaines figurent au cœur du Plan National de Développement du Tchad 2022-2026, qui ambitionne de favoriser une croissance inclusive et la réduction de la pauvreté.
La représentante locale de l’AFD a souligné que ce financement ne constitue pas seulement un soutien conjoncturel, mais un investissement dans la résilience économique du pays. Elle a déclaré que l’institution souhaite accompagner le Tchad dans l’amélioration des conditions de vie des populations tout en soutenant les projets capables de générer de l’emploi et de la valeur ajoutée économique.
Cette opération intervient également dans un contexte de réformes économiques visant à améliorer le climat des affaires et à renforcer l’attractivité du pays pour les investisseurs privés. Les autorités tchadiennes considèrent cet appui comme un encouragement de la communauté internationale à poursuivre les réformes structurelles engagées.
Dans les milieux économiques locaux, cette convention suscite un optimisme prudent. Les analystes rappellent cependant que l’impact réel de ce financement dépendra de la qualité de son allocation ainsi que de la mise en place de mécanismes rigoureux de suivi et d’évaluation. Cette nouvelle injection financière représente néanmoins une étape importante pour la relance économique du Tchad dans un contexte international marqué par la concurrence pour les financements extérieurs.
Sorelle Ninguem



